{"id":23180,"date":"2026-10-14T13:13:19","date_gmt":"2026-10-14T13:13:19","guid":{"rendered":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/?p=23180"},"modified":"2026-10-14T13:23:20","modified_gmt":"2026-10-14T13:23:20","slug":"beaugas-orain-djoyum-faire-passer-lafrique-dune-administration-de-procedures-a-une-administration-de-services","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/2026\/10\/14\/beaugas-orain-djoyum-faire-passer-lafrique-dune-administration-de-procedures-a-une-administration-de-services\/","title":{"rendered":"Beaugas Orain Djoyum\u00a0: \u00ab\u00a0Le Salon E-Gov\u2019A veut faire passer l\u2019Afrique d\u2019une administration de proc\u00e9dures \u00e0 une administration de services \u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><strong>Dans cet entretien, le<\/strong> <strong>promoteur du Salon E-Gov\u2019A Africa Summit Expo and Awards, par ailleurs Directeur g\u00e9n\u00e9ral de <\/strong> <strong>ICT Media Strategie<\/strong>s, <strong>apporte des pr\u00e9cisions sur cet \u00e9v\u00e9nement<\/strong> <strong>d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la gouvernance \u00e9lectronique et la transformation digitale, et dont la premi\u00e8re \u00e9dition se d\u00e9roule du 14 au 17 octobre 2026 au Palais des congr\u00e8s Yaound\u00e9<\/strong> <strong>.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La premi\u00e8re \u00e9dition d\u2019E-Gov Africa Summit Expo and Awards s&rsquo;attaque au triptyque \u00ab Sans cash, sans papier, sans rupture \u00bb. Quel a \u00e9t\u00e9 le d\u00e9clic pour lancer cet \u00e9v\u00e9nement \u00e0 Yaound\u00e9 en 2026 ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9clic est parti d&rsquo;un constat relativement simple : l&rsquo;Afrique multiplie les initiatives de transformation num\u00e9rique au sein de ses administrations, mais les citoyens ne ressentent pas toujours les b\u00e9n\u00e9fices de ces investissements dans leur vie quotidienne.&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, dans plusieurs pays africains, il faut encore se d\u00e9placer physiquement, remplir des formulaires papier, multiplier les photocopies, effectuer des paiements en esp\u00e8ces et patienter pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour obtenir un document administratif qui pourrait \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 en quelques minutes.&nbsp;Paradoxalement, nous disposons d\u00e9j\u00e0, sur le continent, de technologies, d&rsquo;entreprises et de comp\u00e9tences capables de r\u00e9soudre une grande partie de ces difficult\u00e9s. Le v\u00e9ritable d\u00e9fi n&rsquo;est donc plus seulement technologique. Il est \u00e9galement organisationnel, institutionnel et strat\u00e9gique.&nbsp;C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour contribuer \u00e0 relever ce d\u00e9fi que nous avons initi\u00e9 E-Gov\u2019A, avec la conviction que l&rsquo;Afrique doit acc\u00e9l\u00e9rer le passage de la digitalisation des proc\u00e9dures \u00e0 une v\u00e9ritable transformation de l&rsquo;exp\u00e9rience des usagers des services publics.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Notre triptyque <em>\u00ab Sans cash, sans papier, sans rupture \u00bb<\/em> r\u00e9sume cette ambition. Sans cash, pour favoriser les paiements num\u00e9riques et leur tra\u00e7abilit\u00e9. Sans papier, pour simplifier les d\u00e9marches administratives. Sans rupture, pour permettre aux administrations, aux plateformes et aux syst\u00e8mes informatiques de communiquer entre eux et de garantir la continuit\u00e9 des services.\u00a0Le choix de Yaound\u00e9 n&rsquo;est pas anodin. Le Cameroun dispose de plusieurs exp\u00e9riences int\u00e9ressantes en mati\u00e8re de digitalisation des services publics, notamment dans les domaines de la fiscalit\u00e9, de la protection sociale, des documents d&rsquo;identit\u00e9, des passeports et des visas. Nous voulons valoriser ces exp\u00e9riences, les confronter \u00e0 celles d&rsquo;autres pays africains et favoriser l&rsquo;\u00e9mergence de nouvelles collaborations.\u00a0Notre ambition est de faire de Yaound\u00e9, \u00e0 travers E-Gov\u2019A, un carrefour africain de r\u00e9flexion, de d\u00e9monstration et de coop\u00e9ration autour de l&rsquo;administration publique du futur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L&rsquo;Intelligence artificielle est au c\u0153ur de votre th\u00e8me. Comment l&rsquo;IA peut-elle concr\u00e8tement acc\u00e9l\u00e9rer la digitalisation des services publics sur le continent africain ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;intelligence artificielle repr\u00e9sente une formidable opportunit\u00e9 pour les administrations africaines. Mais il faut \u00e9viter de l&rsquo;aborder uniquement comme une technologie \u00e0 la mode. Ce qui nous int\u00e9resse \u00e0 E-Gov\u2019A, c&rsquo;est son utilit\u00e9 concr\u00e8te pour am\u00e9liorer l&rsquo;efficacit\u00e9 des services publics.&nbsp;Prenons quelques exemples. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;IA, une administration peut automatiser le traitement de certaines demandes, analyser rapidement des milliers de dossiers, d\u00e9tecter les anomalies dans les d\u00e9clarations fiscales, identifier des risques de fraude ou encore faciliter l&rsquo;orientation des citoyens dans leurs d\u00e9marches administratives.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Imaginez un citoyen qui souhaite obtenir un document administratif. Au lieu de parcourir plusieurs services pour savoir quelles pi\u00e8ces fournir, il pourrait dialoguer avec un assistant virtuel disponible 24 heures sur 24, capable de lui r\u00e9pondre dans une langue qu&rsquo;il comprend, de l&rsquo;orienter vers la proc\u00e9dure appropri\u00e9e et de l&rsquo;informer de l&rsquo;avancement de son dossier.&nbsp;Dans le domaine de la sant\u00e9, l&rsquo;IA peut \u00e9galement contribuer \u00e0 am\u00e9liorer la gestion des ressources, la surveillance \u00e9pid\u00e9miologique et l&rsquo;organisation des services. Dans le domaine de l&rsquo;\u00e9ducation, elle peut accompagner la gestion administrative et l&rsquo;am\u00e9lioration des apprentissages.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant, l&rsquo;IA ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9e pour automatiser la bureaucratie existante. Elle doit nous aider \u00e0 repenser les services publics en fonction des besoins r\u00e9els des citoyens.&nbsp;Cela suppose des donn\u00e9es fiables, des infrastructures adapt\u00e9es, des agents publics form\u00e9s et une gouvernance responsable. Il faut \u00e9galement pr\u00e9server la confidentialit\u00e9 des donn\u00e9es personnelles, la transparence et le contr\u00f4le humain sur les d\u00e9cisions sensibles.&nbsp;C&rsquo;est pourquoi E-Gov\u2019A ne se limite pas \u00e0 des conf\u00e9rences sur l&rsquo;IA. Nous pr\u00e9voyons des d\u00e9monstrations de solutions num\u00e9riques et des ateliers pratiques, notamment sur l&rsquo;utilisation de l&rsquo;intelligence artificielle pour automatiser certaines t\u00e2ches administratives.&nbsp;L&rsquo;objectif est que les participants repartent avec des connaissances et des solutions qu&rsquo;ils pourront v\u00e9ritablement mettre en \u0153uvre au sein de leurs institutions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le sommet b\u00e9n\u00e9ficie du patronage du minist\u00e8re des Postes et T\u00e9l\u00e9communications du Cameroun. Quelle est la feuille de route conjointe pour passer des intentions politiques aux usages citoyens quotidiens ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;accompagnement institutionnel du minist\u00e8re des Postes et T\u00e9l\u00e9communications souligne l&rsquo;importance de la transformation num\u00e9rique de l&rsquo;administration pour le Cameroun et t\u00e9moigne de l\u2019int\u00e9r\u00eat du gouvernement pour notre initiative.&nbsp;Nous remercions la ministre des Postes et T\u00e9l\u00e9communications pour son soutien.&nbsp;&nbsp;Il faut toutefois pr\u00e9ciser qu&rsquo;E-Gov\u2019A est avant tout une plateforme de dialogue, de coop\u00e9ration et de propositions. Nous n&rsquo;avons pas vocation \u00e0 nous substituer aux pouvoirs publics dans la d\u00e9finition ou l&rsquo;ex\u00e9cution de leurs politiques nationales.&nbsp;Notre d\u00e9marche consiste plut\u00f4t \u00e0 cr\u00e9er les conditions d&rsquo;une rencontre productive entre les d\u00e9cideurs publics, les administrations, les r\u00e9gulateurs, les entreprises technologiques, les investisseurs et les usagers des services publics.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous voulons notamment mettre en avant trois priorit\u00e9s.&nbsp;La premi\u00e8re est l&rsquo;interop\u00e9rabilit\u00e9 des syst\u00e8mes d&rsquo;information publics. Il ne suffit plus que chaque administration d\u00e9veloppe sa propre plateforme num\u00e9rique. Il faut \u00e9galement que ces plateformes puissent \u00e9changer des donn\u00e9es de mani\u00e8re s\u00e9curis\u00e9e, dans un cadre juridique et technique clairement d\u00e9fini. Le citoyen ne devrait pas \u00eatre oblig\u00e9 de fournir \u00e0 plusieurs reprises les m\u00eames informations \u00e0 diff\u00e9rentes administrations.&nbsp;La deuxi\u00e8me priorit\u00e9 concerne la valorisation des solutions qui fonctionnent d\u00e9j\u00e0. Plusieurs administrations camerounaises ont engag\u00e9 des initiatives int\u00e9ressantes. Nous devons encourager le partage d&rsquo;exp\u00e9riences, identifier les bonnes pratiques et r\u00e9fl\u00e9chir aux conditions de leur g\u00e9n\u00e9ralisation.&nbsp;La troisi\u00e8me priorit\u00e9 est le renforcement des comp\u00e9tences et de la coop\u00e9ration entre les secteurs public et priv\u00e9. Les administrations ont besoin de comp\u00e9tences technologiques, mais aussi de m\u00e9thodes de conduite du changement. Deux ateliers de formation payants seront anim\u00e9s sur l\u2019usage de l\u2019IA de mani\u00e8re optimale et sur les bonnes pratiques en mati\u00e8re de cybers\u00e9curit\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 travers les diff\u00e9rentes sessions d&rsquo;E-Gov\u2019A, nous souhaitons faire \u00e9merger des recommandations op\u00e9rationnelles, des pistes de collaboration et des engagements susceptibles de prolonger les \u00e9changes au-del\u00e0 du sommet.&nbsp;Nous envisageons \u00e9galement que les r\u00e9flexions puissent contribuer \u00e0 une D\u00e9claration de Yaound\u00e9 sur l&rsquo;e-gouvernance et l&rsquo;intelligence artificielle en Afrique, afin de porter une ambition commune \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du continent.&nbsp;Notre conviction est simple : le succ\u00e8s d&rsquo;une politique de transformation num\u00e9rique ne se mesure pas seulement au nombre de plateformes mises en ligne, mais aussi \u00e0 la facilit\u00e9 avec laquelle les citoyens peuvent effectivement acc\u00e9der aux services publics.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La transition vers le \u00ab z\u00e9ro papier \u00bb et le \u00ab z\u00e9ro cash \u00bb soul\u00e8ve des questions d&rsquo;inclusion num\u00e9rique, de connectivit\u00e9 et de cybers\u00e9curit\u00e9. Quels leviers allez-vous mettre en avant lors des panels pour lever ces freins ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C&rsquo;est une question fondamentale, car une transformation num\u00e9rique qui exclut une partie de la population manquerait son objectif.&nbsp;Nous ne voulons surtout pas que le passage \u00e0 une administration sans papier et sans esp\u00e8ces se traduise par de nouvelles barri\u00e8res pour les citoyens vivant dans les zones rurales, disposant de revenus modestes ou ne ma\u00eetrisant pas suffisamment les outils num\u00e9riques.&nbsp;C&rsquo;est pourquoi nous avons structur\u00e9 les panels d&rsquo;E-Gov\u2019A autour de plusieurs leviers compl\u00e9mentaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier est la connectivit\u00e9. Il est difficile de parler d&rsquo;administration num\u00e9rique si une partie importante de la population ne dispose pas d&rsquo;un acc\u00e8s fiable et abordable \u00e0 Internet. Nous devons r\u00e9fl\u00e9chir aux infrastructures, \u00e0 la couverture territoriale, au co\u00fbt des services et aux moyens de r\u00e9duire les disparit\u00e9s num\u00e9riques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le deuxi\u00e8me levier est l&rsquo;inclusion. Les services publics num\u00e9riques doivent \u00eatre simples, accessibles sur t\u00e9l\u00e9phone mobile, compr\u00e9hensibles et adapt\u00e9s aux r\u00e9alit\u00e9s linguistiques et sociales de nos populations. Il faut \u00e9galement pr\u00e9voir des dispositifs d&rsquo;accompagnement pour les personnes qui ne sont pas encore autonomes dans leurs usages num\u00e9riques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le troisi\u00e8me levier est la confiance num\u00e9rique. Les citoyens ne confieront leurs donn\u00e9es personnelles aux plateformes publiques que s&rsquo;ils ont la garantie qu&rsquo;elles seront prot\u00e9g\u00e9es. La cybers\u00e9curit\u00e9, la protection des donn\u00e9es, la r\u00e9silience des infrastructures et la gestion des identit\u00e9s num\u00e9riques seront donc au c\u0153ur de nos \u00e9changes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le quatri\u00e8me levier concerne l&rsquo;interop\u00e9rabilit\u00e9 et les paiements num\u00e9riques. Une administration v\u00e9ritablement cashless ne consiste pas simplement \u00e0 remplacer le paiement en esp\u00e8ces par un paiement \u00e9lectronique. Il faut \u00e9galement assurer la fiabilit\u00e9 des transactions, la transparence, la tra\u00e7abilit\u00e9 et l&rsquo;int\u00e9gration des moyens de paiement aux services administratifs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Enfin, il y a la question du financement. Comment mobiliser les ressources n\u00e9cessaires pour d\u00e9ployer durablement ces solutions ? Quel r\u00f4le pour les \u00c9tats, les institutions financi\u00e8res, les partenaires au d\u00e9veloppement et les investisseurs priv\u00e9s ?<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le message que nous voulons porter est clair : l&rsquo;administration num\u00e9rique doit \u00eatre un facteur d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 d&rsquo;acc\u00e8s aux services publics, et non un nouveau facteur d&rsquo;exclusion.\u00a0Et il faut ajouter que notre slogan \u00ab<em> sans papier, sans cash, sans rupture \u00bb<\/em> incarne notre orientation strat\u00e9gique. Il ne s&rsquo;agit pas de supprimer brutalement les alternatives physiques, mais d&rsquo;organiser progressivement une transition inclusive, s\u00e9curis\u00e9e et efficace.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le programme int\u00e8gre un espace expo et des awards. Quel sera le r\u00f4le des acteurs priv\u00e9s, des startups et des partenaires strat\u00e9giques dans ce forum ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons voulu qu&rsquo;E-Gov\u2019A soit bien davantage qu&rsquo;un espace de discours. Notre ambition est de r\u00e9unir au m\u00eame endroit ceux qui d\u00e9finissent les politiques publiques, ceux qui d\u00e9veloppent les technologies et ceux qui utilisent les services.&nbsp;L&rsquo;espace expo occupe donc une place importante dans notre dispositif. Il permettra aux administrations, aux entreprises technologiques, aux startups et aux partenaires de pr\u00e9senter leurs solutions, innovations et projets de transformation num\u00e9rique.&nbsp;Nous souhaitons notamment que les d\u00e9cideurs publics puissent d\u00e9couvrir des solutions d\u00e9j\u00e0 op\u00e9rationnelles, \u00e9changer directement avec leurs concepteurs et identifier des opportunit\u00e9s de collaboration.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons \u00e9galement pr\u00e9vu des sessions de d\u00e9monstration afin de permettre aux entreprises et aux administrations de pr\u00e9senter concr\u00e8tement leurs solutions num\u00e9riques. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;expliquer ce qu&rsquo;une technologie pourrait faire, mais aussi de montrer ce qu&rsquo;elle permet d\u00e9j\u00e0 de r\u00e9aliser.&nbsp;Les startups jouent \u00e9galement un r\u00f4le essentiel. L&rsquo;innovation africaine doit pouvoir r\u00e9pondre aux probl\u00e8mes africains. C&rsquo;est tout le sens de notre E-Gov\u2019A Startup Challenge, qui invite les jeunes, notamment les \u00e9tudiants des universit\u00e9s et grandes \u00e9coles, \u00e0 proposer des r\u00e9ponses technologiques \u00e0 des d\u00e9fis concrets rencontr\u00e9s par les administrations.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quant aux E-Gov\u2019A Awards, ils ont pour vocation de reconna\u00eetre et de valoriser les initiatives, les institutions et les solutions qui contribuent de mani\u00e8re significative \u00e0 la modernisation des services publics en Afrique.&nbsp;Nous voulons mettre en lumi\u00e8re les bonnes pratiques, encourager l&rsquo;excellence et susciter une saine \u00e9mulation entre les diff\u00e9rents acteurs de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me.&nbsp;Enfin, nos partenaires strat\u00e9giques jouent un r\u00f4le d\u00e9terminant. E-Gov\u2019A se tient dans le cadre du Cameroon International Tech Summit (Cits 2026), avec la collaboration d&rsquo;acteurs de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me num\u00e9rique, notamment le Reptic et le Cadit.&nbsp;Notre ambition est de faire d\u2019E-Gov un espace o\u00f9 une administration confront\u00e9e \u00e0 un probl\u00e8me puisse trouver une entreprise, une startup ou un partenaire capable d\u2019y contribuer.&nbsp;C&rsquo;est cette logique de mise en relation entre les besoins publics et les solutions disponibles qui constituent l&rsquo;une des principales valeurs ajout\u00e9es de notre \u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Quel est votre message principal pour inciter les d\u00e9cideurs, les experts et les citoyens \u00e0 bloquer ces dates dans leur agenda ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mon premier message est que la transformation num\u00e9rique de l&rsquo;administration n&rsquo;est plus une option. C&rsquo;est une n\u00e9cessit\u00e9 pour am\u00e9liorer l&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;action publique, renforcer la transparence et rapprocher les services des citoyens.&nbsp;Mais cette transformation ne peut pas \u00eatre port\u00e9e par les seuls gouvernements. Elle n\u00e9cessite une mobilisation collective des administrations, des entreprises, des chercheurs, des startups, des partenaires au d\u00e9veloppement et des citoyens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du 14 au 17 octobre 2026, Yaound\u00e9 accueillera une diversit\u00e9 d&rsquo;acteurs partageant cette ambition, \u00e0 l&rsquo;occasion de la premi\u00e8re \u00e9dition d&rsquo;E-Gov\u2019A, qui se tiendra au Palais des Congr\u00e8s dans le cadre du Cameroon International Tech Summit.&nbsp;Nous invitons particuli\u00e8rement les responsables des administrations publiques \u00e0 venir pr\u00e9senter leurs initiatives, \u00e0 partager leurs difficult\u00e9s, \u00e0 d\u00e9couvrir des solutions et \u00e0 identifier des partenaires susceptibles de les accompagner.&nbsp;Aux entreprises technologiques et aux startups, nous disons : \u00ab Venez montrer ce que vous savez faire. L&rsquo;Afrique a besoin de vos innovations pour acc\u00e9l\u00e9rer sa transformation num\u00e9rique.&nbsp;Aux experts, universitaires et partenaires au d\u00e9veloppement, nous lan\u00e7ons un appel \u00e0 contribuer \u00e0 une r\u00e9flexion collective sur les politiques publiques, les technologies, les financements et les comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour b\u00e2tir l&rsquo;administration africaine de demain.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et aux citoyens, nous disons que cette transformation les concerne directement. Ils doivent pouvoir comprendre les changements en cours, d\u00e9couvrir les services qui leur sont propos\u00e9s et exprimer leurs attentes.&nbsp;Les conf\u00e9rences et l&rsquo;exposition sont accessibles gratuitement, sur inscription pr\u00e9alable, dans la limite des places disponibles.&nbsp;Mon souhait est que chaque participant reparte d&rsquo;E-Gov\u2019A avec au moins une id\u00e9e, une solution, une comp\u00e9tence ou un contact susceptible de contribuer concr\u00e8tement \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration d&rsquo;un service public.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Car, au fond, notre ambition ne consiste pas simplement \u00e0 organiser un grand sommet international \u00e0 Yaound\u00e9. Nous voulons contribuer \u00e0 faire \u00e9merger une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de services publics africains : plus simples, plus rapides, plus accessibles, plus transparents et davantage centr\u00e9s sur les besoins des citoyens.\u00a0C&rsquo;est tout le sens de notre signature : <em>\u00ab Sans cash. Sans papier. Sans rupture. \u00bb<\/em>\u00a0Rendez-vous \u00e0 Yaound\u00e9 pour construire ensemble cette ambition, et j\u2019invite les passionn\u00e9s du num\u00e9rique et de l\u2019e-Gov, ainsi que le public, \u00e0 s\u2019inscrire sur www.e-gov.africa.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans cet entretien, le promoteur du Salon E-Gov\u2019A Africa Summit Expo and Awards, par ailleurs Directeur g\u00e9n\u00e9ral de ICT Media Strategies, apporte des pr\u00e9cisions sur cet \u00e9v\u00e9nement d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":23184,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","footnotes":""},"categories":[6656],"tags":[8810,8871,8872,7116,6966],"class_list":["post-23180","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-interview","tag-beaugas-orain-djoyum","tag-e-gova-africa-summit-expo-and-awards","tag-ict-media-strategies","tag-intelligence-artificielle","tag-palais-des-congres"],"author_meta":{"display_name":"Ghislaine Deudjui","author_link":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/author\/lefinancier3\/"},"featured_img":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/WhatsApp-Image-2026-10-14-at-13.37.08-300x198.jpeg","coauthors":[],"tax_additional":{"categories":{"linked":["<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Interview<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Interview<\/span>"]},"tags":{"linked":["<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Beaugas Orain Djoyum<\/a>","<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">E-Gov\u2019A Africa Summit Expo and Awards<\/a>","<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">ICT Media Strategies<\/a>","<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Intelligence artificielle<\/a>","<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Palais des Congr\u00e8s<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Beaugas Orain Djoyum<\/span>","<span class=\"advgb-post-tax-term\">E-Gov\u2019A Africa Summit Expo and Awards<\/span>","<span class=\"advgb-post-tax-term\">ICT Media Strategies<\/span>","<span class=\"advgb-post-tax-term\">Intelligence artificielle<\/span>","<span class=\"advgb-post-tax-term\">Palais des Congr\u00e8s<\/span>"]}},"comment_count":"0","relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 2 jours il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 2 jours il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le octobre 14, 2026","modified":"Mise \u00e0 jour le octobre 14, 2026"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le octobre 14, 2026 1:13 pm","modified":"Mise \u00e0 jour le octobre 14, 2026 1:23 pm"},"featured_img_caption":"","series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23180","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23180"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23180\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23185,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23180\/revisions\/23185"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23184"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23180"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23180"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23180"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}