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Une préparation de la CAN sous silence ?

Les autorités camerounaises peuvent désormais pousser un grand ouf de soulagement, après la signature avec la Confédération africaine de football (Caf) le 22 octobre 2021, de l’accord-cadre sur l’organisation de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2021), prévue du 9 janvier eu 6 février 2022. Le paraphage de cet important document vient ainsi dissiper toutes les inquiétudes, surtout que la première cérémonie de signature initialement prévue le 19 octobre dernier, avait connu un atermoiement, suscitant davantage le doute sur l’attribution définitive au Cameroun, de l’organisation pour la deuxième fois de son histoire, de la plus grande compétition sportive du continent.

En effet, à travers ce contrat qui le lie dorénavant avec l’instance faitière du football africain, le Cameroun devient la seule Nation habilitée à organiser la prochaine grand-messe du football africain. Le pays de Paul Biya acquiert ainsi une position privilégiée, puisqu’aucun autre acteur ne pourrait y adhérer après cette signature tant espérée. Ce qui vient écarter les inquiétudes qui planaient encore sur le pays comme une épée de Damoclès, après le glissement de la CAN 2019, retirée à deux mois seulement du début de la compétition, avant d’être confiée l’Egypte.

A présent que le Cameroun à la confiance définitive de la Caf, peut-on alors s’attendre à ce que les choses s’accélèrent au niveau des préparatifs ? Le gouvernement est le seul à même de répondre à cette interrogation. En effet, l’organisation de la prochaine CAN ne suscite pas encore un véritable engouement au sein de la population qui attend pourtant ce moment depuis près demi-siècle. Exceptés les infrastructures sportives devant accueillir les matchs, on a très peu entendu parler des autres aspects
étroitement liés à l’organisation de la compétition.

Prenons par exemple le volet communication. A seulement deux mois et demi du kick off, il n’y a pratiquement rien qui prouve que le pays s’apprête à accueillir un évènement d’une telle envergure. Les affiches publicitaires sur la compétition sont inexistantes non seulement dans les villes appelées à accueillir les rencontres, mais dans tout le pays. Or, en ce moment, les populations camerounaises devraient déjà ployer sous le coup des campagnes affichage. Tout comme on n’observe pas encore de campagne médiatique, que ce soit dans les entreprises étatiques ou privées. Par ailleurs, comment comprendre qu’il n’existe pas encore de site internet uniquement dédié à la CAN Total énergies 2021, pour informer de bout en bout les Camerounais sur l’état des préparatifs de la compétition. Et que dire de la non existence jusqu’ici des simples compte Facebook ou twitter concernant la promotion sur les réseaux sociaux. Pourtant leur création ne coûte pratiquement rien.

De l’avis d’un expert en marketing, toutes ces opérations de promotion auraient dû être lancées après la cérémonie de tirage au sort de la CAN tenue le 17 août 2021. Mais le décollage attendu n’a pas eu lieu, preuve que les autorités camerounaises continuaient encore de douter que le pays abriterait la compétition.

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