Portée par le journal EcoMatin, cette rencontre confirme, quatre ans après son lancement, son statut de plateforme de référence pour le dialogue économique en Afrique centrale.
La 4e édition de la Finance Week 2026 s’est ouverte ce 30 avril à Yaoundé, à l’Hôtel Starland, autour du thème : « Investissement privé : bâtir la nouvelle puissance économique de la Cemac ». Portée par le journal EcoMatin, cette rencontre confirme, quatre ans après son lancement, son statut de plateforme de référence pour le dialogue économique en Afrique centrale.
Placée sous le parrainage du gouvernement camerounais, cette édition 2026 réunit plusieurs centaines de décideurs, parmi lesquels des membres du gouvernement, des dirigeants d’institutions financières dont le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), Yvon Sana Bangui, des chefs d’entreprises et des investisseurs. À l’ouverture des travaux, le promoteur de l’événement, Emile Fidieck, a exprimé sa gratitude à l’endroit des autorités publiques, des partenaires et des participants, saluant notamment l’engagement du ministre des Finances et le soutien d’acteurs du secteur bancaire à l’instar de Afriland First Bank, mais aussi institutionnel.
Les enjeux de cette édition
Au-delà de ces remerciements, l’essentiel du propos d’Emile Fidieck a porté sur les enjeux de cette édition, dans un contexte où les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) sont appelées à accélérer leur transformation. « La question n’est plus de savoir si nos économies doivent se transformer, mais qui financera cette transformation, et à quel rythme », a-t-il souligné, posant d’emblée le cadre des échanges.
Par ailleurs, le Directeur de publication d’EcoMatin a indiqué que le pari de la croissance future repose désormais sur la capacité de la sous-région à mobiliser l’investissement privé. Un choix « assumé mais exigeant », dira-t-il, et qui suppose de lever plusieurs contraintes structurelles. Parmi celles-ci, la lisibilité de l’environnement des affaires, la capacité des marchés financiers à mobiliser l’épargne locale à grande échelle, ainsi que la transformation de cette épargne en projets productifs.
Autant d’interrogations qui structurent les travaux de cette Finance Week, conçue comme un espace à la fois de réflexion et d’orientation stratégique. Les discussions réunissent ainsi les pouvoirs publics, appelés à présenter leur vision d’un environnement pro-investissement, les institutions financières régionales, attendues sur les mécanismes de financement du développement, sans oublier les entrepreneurs et investisseurs, dont les retours d’expérience doivent nourrir des solutions concrètes.
Afriland First Bank, sponsor officiel
La participation d’Afriland First Bank à cette rencontre économique en qualité de Sponsor officiel, s’inscrit d’ailleurs dans une vision plus large du rôle de l’information économique dans le développement. Dans un message du directeur général Célestin Guela Simo, prononcé par son adjoint Dieudonné Hervé Ayissi, l’institution souligne qu’une économie ne se construit pas uniquement par les capitaux ou les infrastructures, mais aussi par une information fiable et accessible. Pour Afriland First Bank, soutenir un cadre comme la Finance Week revient à encourager un écosystème où la transparence, la compréhension des mécanismes financiers et le dialogue entre acteurs renforcent la confiance, condition essentielle à l’investissement et à la croissance.
Dans cette perspective, Emile Fidieck a insisté sur la nécessité d’échanges « francs, exigeants et orientés vers l’action » au cours de l’évènement. L’objectif affiché étant de dépasser le stade des diagnostics pour déboucher sur des engagements tangibles, susceptibles d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants dans la sous-région.
Rythmée par des panels, keynotes et rencontres B2B, la Finance Week 2026 ambitionne donc de catalyser des partenariats et de faire émerger des pistes opérationnelles pour renforcer le rôle du secteur privé dans la dynamique de croissance. Dans un contexte de mutation économique, les conclusions attendues pourraient contribuer à repositionner la Cemac comme un véritable espace d’investissement, capable d’attirer et de mobiliser des capitaux au service du développement.