La validation et la vulgarisation de ce document permettront aux collectivités territoriales et aux acteurs économiques de mieux exploiter le potentiel des territoires et de réduire les déséquilibres spatiaux.
Le Cameroun veut renforcer la planification de son développement à partir de ses territoires. C’était l’un des principaux enjeux de l’atelier de validation et de vulgarisation du Schéma national d’aménagement et de développement durable du territoire (Snaddt) en 50 points, organisé les 6 et 7 août 2026 à l’Hôtel United de Mbankomo, dans le cadre du Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire (Prcat).
L’initiative était portée par la coopération allemande, à travers la GIZ, en partenariat avec le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), dans le cadre du partenariat entre le Cameroun et la Central African Forest Initiative (Cafi). L’objectif était de rendre plus accessible un document considéré comme le principal outil de planification territoriale du pays.
Les participants issus des administrations, des collectivités et des autres parties prenantes étaient ainsi appelés à formuler des observations et des amendements avant la finalisation du document. L’objectif était également de définir les prochaines étapes de sa diffusion et de son appropriation.
Dense et fortement technique, le Snaddt reste encore insuffisamment connu et utilisé par les acteurs locaux, notamment les collectivités territoriales décentralisées. Sa déclinaison en 50 points vise ainsi à faciliter son appropriation et à en faire un instrument directement mobilisable par les décideurs locaux.
Un outil d’aide à la décision pour l’État et les autres entités
Au-delà de la planification administrative, l’enjeu est avant tout économique. Le Snaddt doit permettre de mieux organiser l’utilisation du territoire, d’orienter les investissements vers les espaces présentant les meilleurs potentiels et de renforcer la complémentarité entre les différentes politiques publiques. Il constitue, à ce titre, un outil d’aide à la décision pour l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Pour les pouvoirs publics, une meilleure connaissance des potentialités et des contraintes de chaque territoire doit donc contribuer à une allocation plus efficace des ressources. L’aménagement devient ainsi un levier de transformation structurelle de l’économie, de réduction des disparités spatiales et de promotion d’une croissance inclusive et durable, conformément aux orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
L’un des intérêts du Snaddt réside également dans sa capacité à rapprocher la planification nationale des réalités locales. En donnant aux collectivités des orientations plus lisibles, l’outil doit favoriser l’identification des activités et des infrastructures susceptibles de créer davantage de valeur dans les territoires.
Le défi sera désormais d’en faire un véritable instrument de décision et d’investissement. Car, au-delà du document de planification, l’enjeu est de parvenir à transformer les potentialités de chaque territoire en activités économiques, en emplois et en infrastructures, tout en préservant les ressources naturelles.
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