Le ministre des Travaux publics a procédé, le 1er octobre 2026, à la mise en service du linéaire impacté par les effondrements.
C’est sous une pluie battante que le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a procédé, le 1er octobre 2026, en présence des élites de la Menoua, notamment le secrétaire général du RDPC, Jean Nkuété, le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean De Dieu Momo, le recteur de l’Université de Dschang, Pr Roger Tsafack Nanfosso, et le maire de la ville de Dschang, à la mise en service du linéaire impacté par les effondrements survenus en novembre 2024.
Dans son allocution, le Mintp a souligné que la reconstruction de cette section permet de rétablir de meilleures conditions de circulation sur un itinéraire essentiel aux déplacements des personnes et au transport des marchandises. « La remise en service de cette infrastructure s’inscrit dans la dynamique de restauration et de modernisation du réseau routier », a indiqué Emmanuel Nganou Djoumessi, tout en insistant sur la nécessité de préserver l’ouvrage afin d’en garantir la durabilité.
C’est donc sur un nouveau tracé de 367 mètres, plus sûr et déporté de 100 mètres, que les usagers de la régionale R0606 vont désormais emprunter. Il remplace l’ancien tracé de 732 mètres, jugé vulnérable sur la falaise de Dschang.
Selon la note d’information de la cellule de communication du Mintp, dont LFA a obtenu copie, pour apporter une solution durable à la proposition initiale de reconstruction, le ministère des Travaux publics a eu recours à une technologie innovante au Cameroun : celle du remblai renforcé par géosynthétiques. Cette technique a été mise en œuvre par l’entreprise China First Highway Engineering Company (Cfhec), en partenariat avec le groupement Debaker/Huesker/Geo Geosynthetics.
Sur le plan technique, la section reconstruite est une route dont la structure est conçue pour garantir la qualité et la durabilité de la circulation, grâce à des matériaux adaptés et à une mise en œuvre répondant aux exigences de l’ouvrage. Celui-ci repose notamment sur des enrochements solides, un dalot de 2 m x 2 m sur une longueur de 46,6 mètres, assurant la continuité hydraulique et le drainage des eaux, ainsi qu’un remblai de 34,5 mètres de hauteur, renforcé par des matériaux géosynthétiques de dernière génération.
Il convient de relever que cette technique de consolidation des sols a permis de stabiliser durablement l’ouvrage, d’optimiser sa résistance mécanique et de réduire les risques d’instabilité des talus.
Pour rappel, le coût total des travaux s’élève à 3,033 milliards de Fcfa TTC, tandis que la maîtrise d’œuvre, assurée par Ecta BTP, est évaluée à 185 millions de Fcfa TTC.