Programme économique et financier : Les quatre axes du futur programme du Congo avec le FMI

La maîtrise de l’endettement, la mobilisation des recettes internes, la rationalisation des dépenses et la réduction des transferts pétroliers ont été au cœur des échanges, le 13 octobre 2026, entre le ministre des Finances, Christian Yoka, et Nigel Clarke, directeur général adjoint de l’institution de Bretton Woods.

La République du Congo se dit favorable à la conclusion d’un nouveau programme économique et financier avec le Fonds monétaire international (FMI). Dans cette perspective, Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, accompagné de son collègue de l’Économie, du Plan et de la Prospective, Ludovic Ngatse, a présenté, le 13 octobre 2026, la situation économique du pays à Nigel Clarke, directeur général adjoint (DGA) du FMI. Cette rencontre s’est tenue en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.

Au cours de cet entretien, Christian Yoka a dressé un état des lieux de la situation économique et financière du pays. Il a également fait le point sur la dernière mission des services du FMI, qui s’est déroulée du 24 septembre au 7 octobre 2026. Le ministre a ensuite réaffirmé la volonté du gouvernement congolais de conclure un programme avec l’institution de Bretton Woods, afin d’assurer la stabilité macroéconomique et de préserver la viabilité des finances publiques.

Selon le ministère congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, le gouvernement a déjà défini les principaux axes sur lesquels il entend s’appuyer dans le cadre de ce programme. Il s’agit de la maîtrise du niveau d’endettement, de la mobilisation des recettes internes, de la rationalisation des dépenses publiques et de la réduction au maximum des transferts pétroliers.

De son côté, Nigel Clarke a exhorté les autorités congolaises à poursuivre les échanges, tout en insistant sur l’importance de l’appropriation nationale des réformes. Le directeur général adjoint du FMI a également souligné que l’Afrique, et le Congo en particulier, disposait d’importantes potentialités. Il s’est dit confiant dans la capacité du pays à réussir son développement, en citant notamment l’exemple de l’Inde.

Cette démarche intervient alors que le projet de loi de finances du Congo pour l’exercice 2027 prévoit des ressources budgétaires totales de 3 120,8 milliards de Fcfa, pour des dépenses estimées à 2 638,4 milliards de Fcfa. Il en ressort un solde budgétaire prévisionnel global excédentaire de 482,4 milliards de Fcfa.

Parallèlement, les ressources de trésorerie sont projetées à 1 324,6 milliards de Fcfa, tandis que les charges de trésorerie devraient atteindre 1 757 milliards de Fcfa. Le besoin net de financement s’établirait ainsi à 432,4 milliards de Fcfa, un montant que le gouvernement prévoit de couvrir grâce à l’excédent budgétaire dégagé dans le cadre de ce projet de loi de finances. Pour Christian Yoka, « la stratégie de financement retenue privilégie une mobilisation maîtrisée des ressources compatibles avec l’objectif de réduction progressive du niveau d’endettement public ».

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