Les organisateurs ont dévoilé les principaux axes de la rencontre cette année lors d’une conférence de presse tenue le lundi 26 octobre à Douala.
La quatrième édition du Forum économique de Douala (FED) 2026 se prépare. Annoncé lors d’une conférence de presse organisée lundi dans la capitale économique, l’événement se déroulera les 25 et 26 novembre 2026. Les organisateurs ont retenu pour thème central : « Douala, les défis de la transformation urbaine ».
La capitale économique du pays connaît en effet une croissance démographique rapide, qui accentue la complexité des défis quotidiens. Les problèmes liés à la mobilité urbaine, à l’habitat précaire, à l’insuffisance des infrastructures d’assainissement et à la dégradation de l’environnement nécessitent des réponses structurelles. Face à ces urgences, les autorités municipales estiment que la transformation de la métropole ne relève pas de la seule responsabilité des pouvoirs publics. Une telle ambition exige une mobilisation concertée de l’ensemble des acteurs concernés. « Le Forum vise à contribuer à la réflexion sur les stratégies permettant d’accélérer la transformation de Douala, en mettant en relation les ambitions de la ville, les initiatives de sa jeunesse, les capacités des acteurs économiques et les mécanismes de financement du développement urbain », explique Olivier Kingue, son promoteur.
Le programme de cette édition s’articule autour d’une nouvelle organisation répartie sur deux journées complémentaires. La première sera entièrement consacrée à la jeunesse, sous le thème : « La jeunesse imagine la ville de demain ». Cette séquence mettra notamment en avant un concours dédié à la transformation urbaine. Les jeunes talents pourront y présenter des solutions innovantes et concrètes aux principaux défis de la cité. Les domaines ciblés comprennent le numérique, la gestion des déchets, les services urbains essentiels et l’amélioration de la qualité de vie. Les projets les plus prometteurs recevront des distinctions et seront présentés directement aux décideurs politiques et économiques lors de la seconde journée.
L’appel à projets est déjà lancé. Patrick Serges Nkene Zogo II, point focal du concours de la transformation urbaine, précise : « L’appel à projets a déjà été lancé. Il y a une plateforme qui permet de candidater. Vous allez dans “Événements”, “Concours de projets”, et vous trouverez la page de candidature. Le délai est fixé au 15 novembre. »
La deuxième journée adoptera une orientation institutionnelle et entrepreneuriale. Le programme prévoit un dialogue direct entre la Communauté urbaine de Douala et les opérateurs économiques locaux. Les discussions porteront sur les perspectives de développement et les priorités d’aménagement du territoire. Une grande table ronde réunira plusieurs institutions stratégiques, notamment le Port autonome de Douala, l’Agence de promotion des investissements ainsi que les ministères chargés de l’Économie, de l’Aménagement du territoire et des Finances. Les échanges viseront à identifier les leviers réglementaires et financiers nécessaires pour stimuler l’investissement privé.
Les résultats attendus se veulent concrets. Les organisateurs espèrent faire émerger des solutions novatrices portées par la jeunesse, consolider le partenariat entre l’administration municipale et le secteur privé et rapprocher les porteurs de projets des investisseurs potentiels. La formulation de recommandations opérationnelles devrait également contribuer à renforcer la compétitivité future de la métropole.
« L’activité se déroule autour d’un certain nombre de faits. Comment s’assurer que ce qui sera dit ne restera pas dans les tiroirs, qu’il y aura des financements et que les propositions seront appliquées ? Mais il faut d’abord que ce soit dit. Il faut d’abord qu’il y ait une réflexion. Et quand la réflexion aura été menée, on prendra des mesures pour que tout ne reste pas dans les tiroirs. Même si, pour l’instant, nous n’avons pas tous les moyens nécessaires à ce que nous voulons mettre en œuvre demain, nous allons nous donner les moyens, avec le concours de nos partenaires, afin qu’après cette édition, nous puissions faire un bilan et disposer d’éléments physiques, palpables, pour dire : 2026 aura produit tels résultats », conclut Olivier Kingue.