Eurobond : Le Congo réduit de 354 millions USD l’encours de son obligation 2032

Selon le communiqué signé par Paul Malie, directeur de cabinet du ministre des Finances Christian Yoka, l’encours de cette obligation passe ainsi de 930 millions à 575 millions de dollars.

La République du Congo a annoncé, le 23 février 2026, le rachat partiel de son Eurobond 2032 pour un montant de 354 millions de dollars.  Cette opération s’inscrit dans la stratégie de gestion active de la dette publique. Elle permet d’améliorer le profil de la dette, avec une maturité moyenne portée à huit ans, soit un allongement de plus de deux ans sur le périmètre concerné. Elle réduit également les besoins de refinancement à court terme et diminue de 214 millions de dollars les remboursements de principal prévus entre 2026 et 2030.

Vers une meilleure soutenabilité

Pour le gouvernement, cette transaction traduit une volonté de maîtriser l’encours et la charge de la dette, tout en renforçant sa soutenabilité à moyen et long terme. L’opération repose sur la mobilisation de financements de plus longue maturité, à des conditions jugées plus favorables, exclusivement destinés au refinancement de la dette existante. Les autorités mettent en avant une approche prudente et disciplinée du financement public, susceptible de dégager des marges budgétaires pour les prochaines années.

Un signal aux marchés

Le rachat a suscité l’intérêt d’investisseurs internationaux, certains participant à la fois à l’opération de rachat et à la souscription du nouveau titre émis par le pays. Pour Brazzaville, cet engouement confirme un retour progressif sur les marchés internationaux de capitaux.

L’agence Standard & Poor’s a d’ailleurs maintenu la note du Congo à CCC+ avec perspective stable. Si les marchés saluent une légère amélioration de la liquidité, ils soulignent toutefois des risques élevés : besoins de refinancement supérieurs à 10 % du PIB en 2026, niveau d’endettement important et forte dépendance au pétrole. En revanche, la hausse de la production pétrolière, les projets gaziers (GNL) et une meilleure mobilisation fiscale constituent des signaux positifs pour la trajectoire macroéconomique du pays.

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