Réunions du printemps: Les recommandations du FMI pour prémunir les États des chocs

Son Comité monétaire et financier international invite les pays à renforcer leur résilience en faisant preuve d’agilité et de proactivité dans la mise en œuvre des réformes nécessaires.

Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, et leurs répercussions macroéconomiques et financières, les États doivent désormais composer avec une incertitude persistante. Réuni le 17 avril 2026 dans le cadre des réunions du printemps des institutions de Bretton Woods, le Comité monétaire et financier international (Imfc) du Fonds monétaire international (FMI) a examiné les conséquences économiques des conflits en cours. Les membres ont réaffirmé leur engagement à préserver la stabilité macroéconomique et financière.

Dans un environnement exposé aux chocs, l’institution recommande aux pays de renforcer leur résilience en faisant preuve d’agilité dans la mise en œuvre des réformes. « Face aux pressions budgétaires croissantes, tout nouvel endettement devrait viser à améliorer la production potentielle sans compromettre la viabilité de la dette », a déclaré Mohammad Aljadaan, président de l’Imfc et ministre saoudien des Finances.

Les banques centrales attachées à la stabilité des prix

Les membres de l’Imfc ont souligné que les banques centrales demeurent fermement attachées au maintien de la stabilité des prix, conformément à leurs mandats. L’indépendance des institutions monétaires et une communication claire sont jugées essentielles pour préserver leur crédibilité et contenir les anticipations inflationnistes. Ils ont également soutenu les travaux visant à améliorer les cadres de politique monétaire et de change, notamment pour les pays confrontés à des crises.

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a appelé les États à privilégier des politiques budgétaires ciblées. Elle a mis en garde contre les mesures non ciblées, comme les restrictions aux exportations ou les baisses généralisées d’impôts, susceptibles d’accentuer les tensions inflationnistes. Elle a aussi insisté sur l’importance des réformes structurelles pour stimuler la productivité, estimant qu’une croissance soutenue constitue le meilleur rempart face aux chocs économiques.

De nouveaux engagements financiers en perspective

Les discussions ont également porté sur le soutien financier international. Le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, a indiqué que son institution se prépare à fournir jusqu’à 25 milliards de dollars de liquidités, en coordination notamment avec la Banque africaine de développement. Les pays membres attendent du FMI qu’il demeure un pilier de stabilité, à travers une surveillance renforcée, des programmes adaptés et un appui accru aux États fragiles.

La directrice générale du FMI a évoqué des discussions avec plusieurs pays afin d’évaluer les besoins de financement, qu’il s’agisse de renforcer les programmes existants ou de nouveaux appuis. Les montants envisagés pourraient se situer entre 20 et 50 milliards de dollars, avec pour objectif d’aider les pays membres à faire face aux chocs et à consolider leur résilience économique.

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