La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement italien ont signé, le 20 avril 2026 à Washington D.C., un accord de cofinancement destiné à soutenir des projets prioritaires dans des secteurs clés en Afrique.
L’énergie, l’agriculture, l’eau, les infrastructures et le développement du capital humain sont au cœur du partenariat qui lie désormais la Banque africaine de développement (BAD) et l’Italie. L’initiative vise à renforcer les bases de la transformation économique du continent.
D’un montant pouvant atteindre 140 millions d’euros (91,83 milliards de Fcfa), cet accord comprend 100 millions d’euros (65,60 milliards de Fcfa) de financements concessionnels et 40 millions d’euros (26,24 milliards de Fcfa) de dons. Ces ressources, administrées par la BAD, viendront compléter ses propres interventions afin d’accroître les investissements dans les pays membres. Au-delà du volume financier, cette initiative met en lumière l’urgence d’accélérer le développement des secteurs structurants pour soutenir une croissance inclusive et durable.
Le secteur de l’énergie demeure l’un des principaux leviers. Le déficit d’accès à l’électricité continue de freiner l’industrialisation et la compétitivité des économies africaines. L’augmentation des capacités de production et l’extension des réseaux apparaissent ainsi indispensables pour soutenir les activités productives, favoriser l’investissement privé et créer des emplois.
L’agriculture constitue un autre pilier stratégique. Malgré un potentiel important, de nombreux pays africains restent dépendants des importations alimentaires. Le renforcement des investissements dans ce domaine vise à améliorer la productivité, développer les chaînes de valeur et stimuler l’agro-industrie. L’objectif est également de renforcer la sécurité alimentaire tout en générant des revenus pour les populations rurales.
L’accès à l’eau et les infrastructures figurent également parmi les priorités. Le développement des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement contribue à améliorer les conditions de vie et la résilience face aux changements climatiques. Parallèlement, les investissements dans les infrastructures de transport et de logistique sont essentiels pour réduire les coûts, faciliter les échanges et renforcer l’intégration régionale.
Le développement du capital humain complète cette approche. L’amélioration de la formation et des compétences constitue un facteur déterminant pour accompagner l’industrialisation et l’innovation. Elle permet aussi de répondre aux défis liés à la croissance démographique et à la création d’emplois durables.
À travers cet accord, la BAD et l’Italie entendent promouvoir une croissance tirée par l’investissement et le renforcement des capacités. Dans un contexte marqué par des besoins importants en financement, l’accent mis sur l’énergie, l’agriculture, l’eau, les infrastructures et le capital humain apparaît comme une condition essentielle pour accélérer la transformation économique de l’Afrique et renforcer sa résilience.