Urbanisation : La Communauté urbaine de Douala se mobilise contre l’asphyxie de l’espace public

Sous la présidence du Maire de la ville Dr Roger Mbassa Ndine, le Palais de la Culture Sawa a abrité, le 5 mai 2026, un atelier crucial de sensibilisation sur la préservation du domaine foncier.

Dans une métropole comme Douala, où chaque mètre carré est l’objet de toutes les convoitises, la gestion foncière ne peut plus être une affaire de procédures isolées. C’est le message fort porté par le maire de la ville, Dr Roger Mbassa Ndine, lors d’une rencontre majeure réunissant les acteurs de la chaîne foncière, des chefs traditionnels aux professionnels du secteur.

L’objectif de cette concertation est limpide : stopper l’érosion des espaces destinés aux équipements publics. Écoles, centres de santé, jardins publics ou infrastructures de transport sont les poumons d’un développement urbain harmonieux. Pourtant, ces « réserves foncières » sont trop souvent menacées par des occupations irrégulières ou des détournements de destination. « La réussite de l’aménagement urbain repose sur la responsabilité de tous », a martelé le maire.

Pour l’édile, il ne s’agit pas seulement de répression, mais d’une prise de conscience collective : administrations, autorités coutumières et citoyens doivent agir de concert pour garantir un cadre de vie durable. « La préservation des espaces destinés aux équipements publics participe d’une gouvernance urbaine moderne et responsable. Elle renforce la crédibilité des institutions, rassure les investisseurs et favorise un développement équilibré entre zones résidentielles, commerciales et espaces collectifs », indique Dr Roger Mbassa Ndine.

Au cœur des échanges, la Communauté urbaine de Douala (CUD) a rappelé la stricte application de la loi n°2004/003 du 21 avril 2004 régissant l’urbanisme au Cameroun. Ce cadre légal n’est pas une simple formalité bureaucratique, mais le garant d’un meilleur accès aux services essentiels pour les millions de Doualais. En clôturant les travaux, Dr Roger Mbassa Ndine a invité chaque acteur à devenir un « gardien » du patrimoine public.

Il s’agit, à travers cette rencontre, d’informer et de sensibiliser les différents acteurs afin que tous puissent exercer activement leurs responsabilités, dans la recherche de la nécessaire inflexion d’une évolution qui pourrait devenir rapidement intenable. Autorités administratives, élus locaux, services techniques, promoteurs immobiliers, chefs traditionnels et représentants des populations, selon la CUD, devront tous œuvrer à mettre un terme aux pratiques malsaines qui portent un lourd préjudice à l’avenir de la ville. Pour les autorités locales, dans une ville en pleine transformation, le respect de la planification urbaine est le prix à payer pour offrir aux générations futures une cité plus respirable et mieux organisée.

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