Présentées comme des mesures structurantes lors du Conseil des ministres présidé le 22 mai 2026 par le président Oligui Nguema, ces initiatives visent à faciliter l’accès au logement, soutenir les entreprises locales et améliorer les conditions de vie des populations.
Le gouvernement gabonais poursuit son offensive en faveur de la relance économique. Réuni le 22 mai 2026 sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a en effet adopté une série de mesures destinées à assainir les finances publiques, améliorer le climat des affaires et répondre aux préoccupations sociales des populations.
Parmi les annonces les plus attendues, figurent les initiatives relatives au logement social et au financement des Petites et moyennes entreprises (PME). Dans ce cadre, la rencontre a approuvé la mise en place de mécanismes financiers dédiés, dont les PME gabonaises seront les principales bénéficiaires, en partenariat avec la Société Nationale Immobilière (SNI). Ces mesures visent à faciliter l’accès au logement pour les ménages tout en soutenant le développement d’un tissu entrepreneurial national encore confronté à des difficultés d’accès au crédit. Pour de nombreux observateurs, cette double orientation pourrait contribuer à la création d’emplois et à la dynamisation de l’économie locale.
Toujours en matière de financement de l’économie, la réforme de la parafiscalité, présentée comme l’un des principaux leviers d’amélioration de l’environnement économique, a également fait l’objet de débats. Le chef de l’État a ainsi réitéré sa volonté de mettre fin à la multiplicité des organismes de prélèvement, de réduire les tracasseries administratives et de digitaliser la collecte des recettes. En somme, cette réforme devrait permettre aux entreprises de disposer d’un interlocuteur unique, tout en renforçant la transparence et l’efficacité des recettes publiques.
Dans le même esprit, le gouvernement a été invité à identifier de nouvelles sources de financement sans accroître la pression fiscale sur les opérateurs économiques. L’exécutif envisage notamment une modulation de certaines taxes afin de renforcer l’attractivité de secteurs jugés stratégiques, à l’instar du tourisme. Une orientation qui pourrait favoriser l’investissement privé tout en stimulant la création d’emplois.
Le gouvernement prévoit également des actions dans le secteur des transports urbains afin d’améliorer la mobilité des populations, ainsi qu’une accélération du règlement de la dette intérieure, une revendication récurrente des entreprises confrontées aux retards de paiement de l’État.