Le responsable de la communication du projet Viva-Bénoué dévoile les objectifs de l’eur présence l’institution au Salon de l’entreprise.
Qu’est qui justifie sa présence lors de cette 10ème édition qui marque la célébration des 25 ans de ce grand rendez-vous des affaires de l’Afrique centrale ?
Le projet Viva Bénoué participe, comme vous l’avez souligné, pour la deuxième fois, au Salon International de l’entreprise, de la PME et du partenariat 2026. Cette participation se justifie par le fait que le Projet Viva Bénoué n’a pas que des bénéficiaires qui sont les producteurs locaux. En effet, le Projet vise en dehors des producteurs locaux, les agro-industriels. Il s’intéresse ainsi au secteur privé et aux investisseurs. Donc nous sommes à Promote pour vulgariser et informer davantage les investisseurs, les agro-industries surtout le secteur privé à s’intéresser aux opportunités qu’offrent le projet Viva Bénoué. Parce qu’il faut le souligner ; ce projet est engagé sur la réhabilitation de 1 122 hectares et de l’aménagement de 10 000 hectares. Et dans ces réhabilitations et aménagements, une bonne partie sera réservée en rive gauche au secteur privé. Et là, nous avons l’impression que c’est une information qui est peu connue. Le projet veut justement que le secteur privé investisse dans la vallée de la Benoué, Parce que pour une production et commercialisation du riz issu de ces parcelles de la vallée de la Bénoué, il faut forcément que le secteur privé prenne les devant pour qu’on ait une importante production et pérenne. Nous invitons les agro-industries à se rapprocher de nous et à comprendre exactement ce qui est réservé au secteur privé. Il n’y a pas que les parcelles paysanales, il y a aussi l’agro-industrie. C’est ça qui est important et c’est pour cela que nous sommes ici, pour dire exactement quelles sont les conditions, quel est le dossier à constituer pour bénéficier justement de ces parcelles réservées au secteur privé.
Nous sommes là pour voir comment intéresser les investisseurs.
En principe, vous le savez, le projet co-finance des plans d’affaires. Le projet accompagne des jeunes, des femmes et de tous les producteurs locaux. Et ce co-financement s’accompagne d’un défi. Le défi justement c’est que ces personnes ne savent pas vers qui aller pour mieux développer leurs activités agricoles, parce que leurs moyens seuls ne suffisent pas. C’est pour ça qu’on voudrait également dire aux investisseurs qu’il y a des opportunités à Lagdo. Il y a des opportunités à Garoua. Parce que ce sont les zones de mise en œuvre du projet. Et là-bas, nous avons des personnes qui ont bénéficié des cofinancements. Mais alors, est-ce que ce premier pas permettra de façon durable à ces producteurs de décoller véritablement s’il n’y a pas des appuis. Donc voilà pourquoi nous sommes là. Nous invitons donc les investisseurs, mais aussi les agro-industriels pour des investissements et partenariats durables dans la vallée de la Benoué.
Aujourd’hui, nous sommes à plus de 300 entrepreneurs agricoles qui sont appuyés à travers trois guichets. Nous avons le guichet 1, pour les petits entrepreneurs pour un montant inférieur à 500.000 FCFA. Nous avons le guichet 2, où le financement va de 500.000 à 3 millions. Et nous avons le guichet 3 où nous sommes à un financement allant jusqu’à 50 millions. Donc, déjà nous avons notre premier bénéficiaire du guichet 3 qui est ici d’ailleurs à Promote, c’est la Société Moufad agro-Industry SARL qui est producteur de ce riz que nous connaissons tous, Malika Rice.
En dehors de cet agro-industriel, nous avons beaucoup d’autres bénéficiaires qui aujourd’hui sont installés à leur compte et font déjà des merveilles dans la zone du projet. Aussi, il faut se dire que Le projet Viva Bénoué n’a pas que les agriculteurs. Il appuie aussi les étudiants. Le projet offre des bourses, notamment des bourses du niveau supérieur, mais aussi des bourses au niveau des collèges privés professionnels agricoles dans les domaines de l’agriculture irriguée. Nous avons le lycée technique agricole de Lagdo, Et nous avons aussi l’école technique d’agriculture de Garoua. Et pour le niveau supérieur, on a l’Université de Maroua.