La major britannique a paraphé le 22 juin 2026 un protocole d’accord avec les autorités gabonaises en vue d’évaluer le potentiel de plusieurs blocs offshore.
Le gouvernement a officialisé la signature d’un protocole d’accord avec Shell, portant sur l’évaluation du potentiel en hydrocarbures de plusieurs blocs offshores. Paraphé le 22 juin dernier par le ministre gabonais du Pétrole, Clotaire Kondja, et le responsable de l’exploration et des nouvelles opportunités de la compagnie britannique Thomas Praeger, cet accord marque le retour d’un acteur historique dans un pays qu’il avait quitté il y a une décennie.
À ce stade, il ne s’agit pas encore d’un contrat de production, mais d’une phase d’études techniques destinée à apprécier les perspectives offertes par les eaux profondes et très profondes gabonaises. Pour Libreville, l’objectif est de transformer ces travaux d’exploration en futurs contrats de partage de production capables de soutenir les investissements et de consolider les recettes du secteur pétrolier.
Ce rapprochement intervient dans un contexte où le Gabon cherche à redynamiser son industrie des hydrocarbures malgré la maturité de plusieurs gisements historiques. Les autorités misent sur les importantes ressources encore inexploitées de l’offshore profond pour attirer de nouveaux capitaux et maintenir la contribution du pétrole à l’économie nationale. L’intérêt manifesté par Shell s’ajoute à celui d’autres majors internationales, dont BP et ExxonMobil, qui ont récemment engagé des discussions avec le gouvernement sur de nouveaux projets d’exploration.
Pour Shell, cette opération s’inscrit dans une stratégie de renouvellement de son portefeuille d’actifs en ciblant des zones à fort potentiel géologique. Et côté gabonais, elle constitue surtout un signal positif envoyé aux investisseurs, à l’heure où le pays ambitionne de renforcer sa compétitivité dans le golfe de Guinée et de prolonger la durée de vie de son industrie pétrolière.
Le retour de la compagnie britannique revêt enfin une portée symbolique. En 2015, Shell avait cédé ses actifs terrestres gabonais au groupe Assala Energy dans le cadre d’un vaste programme mondial de désinvestissement, visant à recentrer ses activités sur des projets jugés plus rentables et à optimiser son portefeuille après la chute des cours du brut.