Normalisation : Le Mouvement camerounais de la qualité lance officiellement ses activités

Au cours de la cérémonie officielle présidée le 24 juin 2026 par l’Inspecteur général du Minmidt, représentant le ministre empêché, l’organisation a pris l’engagement de sensibiliser les entreprises et les populations aux normes, de promouvoir la compétitivité du secteur productif et de contribuer à la mise en place de l’assurance qualité dans les universités.

Créé le 6 décembre 2025, le Mouvement camerounais de la qualité (Mocaq) vient de lancer officiellement ses activités. C’était le 24 juin 2026, au cours d’une cérémonie présidée par l’Inspecteur général du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), représentant le ministre, Pr Fuh Calistus Gentry, empêché. Son objectif cardinal est d’instaurer durablement la culture de la qualité dans tous les secteurs d’activité, du service public à l’industrie, en passant par l’éducation et les petites et moyennes entreprises (PME).

Le Mocaq se présente aujourd’hui comme un pilier essentiel et un catalyseur de la transformation économique et sociale de la nation. « Dans un monde de plus en plus compétitif, la qualité n’est plus une option, mais une nécessité impérieuse pour garantir la prospérité et réaliser l’ambition d’émergence portée par la Stratégie nationale de développement 2020-2030 », a indiqué le représentant du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique.

Faire du Cameroun la locomotive de la qualité en Afrique centrale

Pour Martin Yankwa, son président, le Mocaq entend contribuer à faire du Cameroun un pays émergent et la locomotive de la qualité en Afrique centrale, en favorisant l’émergence d’entreprises et d’institutions compétitives, innovantes et créatrices de richesse durable. « Notre pays a connu des moments de gloire grâce aux industries qui ont été créées et qui se sont développées. Mais, en raison d’une libéralisation économique que j’appellerai asymétrique, nous avons été envahis par de très nombreux produits souvent hors normes et rejetés dans d’autres pays », a-t-il déclaré.

Selon le mouvement, le pays ne dispose pas encore d’infrastructures de qualité suffisantes pour analyser ces produits. « En entrant sur notre territoire, ces produits et les entreprises qui les commercialisent portent atteinte à nos sociétés locales. Ces produits importés concurrencent de manière déloyale ceux fabriqués au Cameroun », poursuit-il.

Il est donc désormais question de mieux réguler ces importations à travers les normes. C’est dans cette optique que le Mocaq entend renforcer l’action du gouvernement en matière d’information et de sensibilisation des consommateurs sur la qualité des produits.

Une action complémentaire à celle des autres structures comme l’Anor

Toutefois, le Mocaq ne se considère pas comme un acteur isolé, mais comme un partenaire stratégique. Son action se veut complémentaire à celle des ministères et des organismes de normalisation, à l’instar de l’Agence des normes et de la qualité (Anor).

À l’image des mouvements internationaux français, québécois ou japonais, le Mocaq entend apporter la dynamique citoyenne nécessaire pour accélérer l’appropriation des meilleures pratiques. Il appelle les administrations publiques, les grandes entreprises, les banques ainsi que les partenaires techniques à nouer des partenariats stratégiques avec lui.

Pour ses promoteurs, l’appropriation de la démarche qualité constitue un levier de réduction des coûts et d’amélioration de la maîtrise des processus. Elle doit être perçue comme un investissement et non comme une dépense.

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