Destinées à lever les obstacles à l’investissement privé et à soutenir les ambitions de croissance du pays, elles sont contenues dans le rapport du Haut Conseil pour l’investissement remis le 22 juin 2026 au vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault.
Le Gabon veut lever les principaux freins à l’investissement afin de soutenir ses ambitions de développement. Les conclusions des travaux de relance du Haut Conseil pour l’investissement (HCI), officiellement remises le 22 juin au vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, dessinent une feuille de route articulée autour de réformes fiscales, administratives et logistiques destinées à renforcer l’attractivité économique du pays.
Élaboré à l’issue de plusieurs jours de concertation ayant mobilisé plus de 1 100 participants issus de l’administration, du secteur privé et de la société civile, le rapport formule des recommandations couvrant notamment la fiscalité, la sécurité juridique, la gouvernance, la commande publique, la compétitivité logistique et l’inclusion des PME. L’objectif est de créer un environnement plus favorable aux affaires et de fluidifier les relations entre les entreprises et l’administration.
Parmi les mesures jugées prioritaires figurent l’accélération de la promulgation du nouveau Code des investissements, la création de brigades mixtes de contrôle pour réduire les tracasseries administratives, ainsi que l’ouverture continue des corridors portuaires et aéroportuaires afin d’améliorer la fluidité des échanges commerciaux. Les participants recommandent également un plan d’urgence d’apurement des crédits de TVA, le plafonnement du coût du Bordereau d’identification électronique de traçabilité des cargaisons (Bietc) et une sécurisation durable du financement de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs).
Le rapport accorde aussi une place importante au développement du secteur privé national. Il préconise ainsi de relever de 150 à 500 millions de Fcfa le seuil des marchés publics réservés aux entreprises locales, d’instaurer un quota minimal de 30 % de sous-traitance en leur faveur et d’accélérer le déploiement du statut de l’entreprenant afin de favoriser la formalisation des activités économiques.
Ces propositions prennent une dimension stratégique au regard des besoins de financement du Plan national de croissance et de développement (Pncd). Évalué à environ 26.000 milliards de Fcfa, ce programme prévoit que près de 18.000 milliards de Fcfa, soit près des deux tiers des ressources nécessaires, proviennent du secteur privé. Dans ce contexte, l’amélioration du climat des affaires apparaît comme une condition indispensable pour attirer les investisseurs et stimuler les partenariats public-privé.
À l’issue de la cérémonie de restitution, Hermann Immongault a assuré que les recommandations feront l’objet d’un suivi fondé sur des indicateurs de performance et seront examinées lors d’un prochain Conseil interministériel en vue de leur traduction en mesures concrètes.