Loi de finances : Le budget 2026 du Congo en hausse de 227,476 milliards de Fcfa

Selon la loi de finances rectificative, il est passé de 2 550,54 milliards de Fcfa à 2 778,016 milliards de Fcfa.

Annoncé depuis le mois de mai, le gouvernement congolais a adopté, lors du Conseil des ministres tenu le 30 juin dernier, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Le budget de l’État est ainsi porté à 2 778,016 milliards de Fcfa, contre 2 550,54 milliards de Fcfa prévus initialement, soit une hausse de 227,476 milliards de Fcfa. Les dépenses s’établissent, quant à elles, à 2 561,069 milliards de Fcfa, contre 2 320,167 milliards de Fcfa dans la loi de finances initiale.

D’après les données présentées en Conseil des ministres, cette révision repose notamment sur une réévaluation technique du prix du baril de pétrole congolais, désormais fixé à 67 dollars, contre 60,3 dollars dans la loi de finances initiale de 2026. Les autorités congolaises justifient cette actualisation par la nécessité d’adapter les finances publiques aux nouvelles réalités économiques, de renforcer le financement des secteurs prioritaires et de préserver les grands équilibres macroéconomiques.

Selon l’exécutif, cette révision budgétaire est également rendue nécessaire par le réaménagement de l’équipe gouvernementale intervenu après l’investiture du président Denis Sassou-N’Guesso en avril 2026. En effet, la nomination d’un Premier ministre, la formation d’un nouveau gouvernement ainsi que la création et la recomposition de certains départements ministériels ont entraîné un besoin d’ajustement des crédits ouverts par la loi de finances initiale. Le collectif budgétaire vise ainsi à adapter les enveloppes aux nouvelles priorités administratives et sectorielles.

Le gouvernement avait déjà pris, en mai 2026, un décret portant ouverture de crédits d’avance afin d’assurer la continuité du fonctionnement des services publics. Le projet de loi de finances rectificative vient désormais donner un cadre budgétaire plus complet à ces ajustements. L’autre facteur déterminant de cette révision réside dans l’évolution de la conjoncture internationale. Le gouvernement évoque un environnement marqué par de fortes tensions géopolitiques et par la hausse des cours mondiaux du pétrole.

Cette évolution devrait permettre de renforcer le financement des secteurs jugés prioritaires tout en maintenant les investissements nécessaires au développement du pays. Le gouvernement affirme également vouloir améliorer l’efficacité de la dépense publique, rationaliser les charges de fonctionnement et poursuivre les réformes de gouvernance économique.

Malgré l’augmentation des dépenses, l’exécutif prévoit un excédent budgétaire de 216,947 milliards de Fcfa. Celui-ci devrait permettre de couvrir intégralement le déficit prévisionnel de trésorerie, estimé au même montant. Le gouvernement table par ailleurs sur une croissance économique de 5,5% en 2026, avec une inflation ramenée à 2,7%, contre 3% dans les prévisions initiales. Ces indicateurs constituent le socle de la nouvelle trajectoire budgétaire.

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