Lutte contre le blanchiment d’argent : Les évaluateurs du Gabac outillés sur les mécanismes de la répression

C’est à la faveur d’un atelier de renforcement des capacités qui se tient du 6 au 10 juillet à Brazzaville, au Congo.

Le Secrétariat permanent du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac), en collaboration avec le Giaba, SecFin Africa et la GIZ, organise depuis le 6 juillet 2026 à Brazzaville la deuxième session de formation au profit des évaluateurs du groupe. Cette activité vise à renforcer leurs capacités techniques afin de leur permettre d’accomplir leur mission avec davantage de professionnalisme.

Selon une note d’information du Secrétariat permanent du Gabac, dont LFA a obtenu copie, les participants renforceront, jusqu’au 10 juillet, leurs connaissances des standards internationaux grâce aux enseignements dispensés par des experts de SecFin Africa et du Giaba. Cette formation leur permettra de mieux conduire l’évaluation des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive dans l’espace juridictionnel du Gabac.

L’objectif est de promouvoir une meilleure maîtrise des mécanismes de mise en œuvre de la répression ainsi que l’amélioration des procédures et des pratiques d’évaluation, conformément aux exigences applicables aux évaluateurs.

À l’ouverture de cette rencontre, le secrétaire permanent du Gabac, André Kanga, a invité les participants à tirer le meilleur profit de cette formation. « Au cours de ces cinq jours, vous serez appelés à approfondir votre compréhension des méthodologies d’évaluation, à analyser des études de cas pratiques et à harmoniser vos approches afin de garantir la cohérence et la crédibilité de nos travaux. Être évaluateur, c’est assumer une responsabilité majeure : celle d’apprécier avec rigueur, objectivité et professionnalisme les dispositifs nationaux, tout en formulant des recommandations constructives et adaptées aux réalités de chaque État. La crédibilité du Gabac sur la scène internationale dépend de son corps d’évaluateurs », a-t-il souligné.

Pour atteindre les objectifs assignés, il a exhorté les participants à respecter trois exigences majeures : la rigueur méthodologique, l’esprit de coopération ainsi que l’éthique et la confidentialité. Le secrétaire permanent les a également invités à partager leurs expériences et à cultiver l’esprit d’excellence afin de contribuer à la construction de systèmes financiers plus transparents et plus résilients.

Créé en 2000, le Gabac est une institution spécialisée de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), chargée de promouvoir et de coordonner la lutte contre la criminalité financière dans la sous-région. Ses principales missions portent sur la prévention et la lutte contre le blanchiment d’argent, le recel des produits du crime, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

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