L’initiative vise à donner un nouvel élan à la coopération entre les deux parties à travers le renforcement des échanges d’expériences et le développement d’actions communes dans plusieurs domaines stratégiques.
Le Port autonome de Douala (PAD) et le Grand Port maritime de Bordeaux (Gpmb) renouvellent leur coopération. Le directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o, et le directeur général adjoint du Gpmb, Renaud Picard, ont procédé, le jeudi 9 juillet 2026 à Douala, à la signature du renouvellement de l’accord-cadre de coopération liant les deux autorités portuaires depuis le 11 mars 2019. La cérémonie s’est déroulée en présence de Mathilde Virlois, coordinatrice de l’accord-cadre de coopération entre Bordeaux Métropole, la Ville de Bordeaux et la Communauté urbaine de Douala (CUD).
Le renouvellement de cet accord vise à donner un nouvel élan à la coopération entre les deux structures, à travers le renforcement des échanges d’expériences et le développement d’actions communes dans plusieurs domaines stratégiques.
D’après la communication du PAD, les axes de coopération portent notamment sur le développement des échanges commerciaux, la gestion portuaire, le dragage, les relations ville-port, la communication, le marketing portuaire ainsi que le renforcement des capacités. Ces axes demeurent identiques à ceux du précédent accord. L’entreprise camerounaise a d’ailleurs souligné que le renouvellement de cet accord-cadre « témoigne de la volonté du Port autonome de Douala et du Grand Port maritime de Bordeaux de consolider un partenariat engagé depuis plusieurs années, au service du partage d’expertises, de la performance portuaire et du développement durable de leurs plateformes respectives ».
Depuis 2008, notamment avec la loi du 4 juillet 2008, le Grand Port maritime de Bordeaux s’est substitué au Port autonome. Cette loi lui confie plusieurs missions, notamment l’aménagement, l’exploitation et l’entretien des accès maritimes, la police portuaire, la sûreté et la sécurité, la gestion et la préservation du domaine public ainsi que des espaces naturels dont il devient propriétaire, à l’exception du domaine maritime et fluvial, de même que la construction et l’entretien des infrastructures portuaires.
Le Grand Port maritime de Bordeaux est également chargé de promouvoir les dessertes ferroviaires et fluviales en coopération avec les opérateurs concernés, d’aménager et de gérer des zones industrielles ou logistiques liées à l’activité portuaire, ainsi que d’assurer la promotion générale du port.
Le Port de Douala-Bonabéri demeure le principal moteur économique du Cameroun et de la sous-région. Il traite 70% des échanges du commerce extérieur du Cameroun, contribue à la mobilisation de 85 % des recettes douanières nationales, génère 43 % des emplois formels à Douala et 18% au niveau national, et permet le versement de près de 495 milliards de Fcfa de salaires par an (données 2020).
Afin de soutenir durablement l’économie nationale et sous-régionale, le PAD met actuellement en œuvre une stratégie de développement fondée sur un ambitieux programme de rénovation et de modernisation de ses installations et équipements portuaires, afin d’accroître ses capacités et d’améliorer ses performances opérationnelles. Cette stratégie, définie par le Schéma directeur de développement à long terme du Port de Douala-Bonabéri pour la période 2020-2050, repose sur des projections socio-économiques qui mettent en évidence une forte croissance du trafic portuaire ainsi que de la démographie et de l’économie camerounaises. À terme, ces flux ne pourront plus être absorbés par les infrastructures actuelles, dont la capacité maximale est déjà proche de la saturation et souffre d’une obsolescence croissante.