Cette nouvelle plateforme portuaire, qui sera exploitée exclusivement avec des équipements électriques, sera mise en œuvre par Congo Terminal, filiale d’Africa Global Logistics.
Pour la toute première fois, l’Afrique centrale sera dotée d’un terminal portuaire 100% électrique, précisément au Congo. Cette infrastructure est mise en œuvre dans le cadre du plan d’investissement global d’un milliard d’euros (2009-2027) de Congo Terminal, filiale d’Africa Global Logistics (AGL), en République du Congo. Comme l’indique la note d’information de cette filiale, dont LFA a obtenu copie, ce projet vise à accompagner la croissance des volumes traités au Port autonome de Pointe-Noire (Papn), en concentrant l’essentiel des équipements électriques de nouvelle génération au niveau de cette infrastructure.
L’objectif est de supprimer l’usage d’équipements de manutention à motorisation thermique et d’offrir de meilleures performances grâce à une manutention plus rapide, plus silencieuse et plus respectueuse de l’environnement. « Ce projet s’appuie sur l’expertise d’AGL dans la gestion de terminaux portuaires à travers le monde. Avec le Môle Est, nous mettons ce savoir-faire international au service du Congo afin de développer une infrastructure répondant aux standards les plus récents, tout en optimisant la performance environnementale », explique Anthony Samzun, directeur général de Congo Terminal.
La mise en service d’un terminal entièrement électrifié constitue une évolution stratégique majeure pour le Congo et l’ensemble de la sous-région. Ce choix technologique vise notamment à réduire les émissions directes associées aux opérations de manutention par rapport à des équipements thermiques équivalents et contribue ainsi à diminuer l’empreinte carbone du transport maritime et de la logistique, dans un contexte où les armateurs et les chargeurs cherchent à réduire leurs émissions indirectes. Il renforcera également l’attractivité de Pointe-Noire en offrant une manutention plus fiable et plus performante.
Ce projet positionne ainsi le Congo comme un précurseur de la transition énergétique portuaire en Afrique centrale. Cette avance technologique consolidera la compétitivité régionale en sécurisant les chaînes d’approvisionnement des pays enclavés qui dépendent du port de Pointe-Noire pour leurs échanges avec le reste du monde.
Il convient de préciser que ce projet devrait générer 900 emplois supplémentaires, directs et indirects, dans l’exploitation, la maintenance des équipements électriques et les métiers logistiques associés. Il permettra également de porter la capacité de traitement du PAPN à 2,5 millions d’équivalents vingt pieds (EVP), renforçant ainsi sa position de principale porte d’entrée maritime de la sous-région.