Leur enveloppe globale a progressé 19,97% en glissement annuel, à 41,4 milliards, contre 34,5 milliards un an auparavant. Bgfibank CA détient 65,72% de l’enveloppe globale.
Au cours du premier trimestre 2026, les établissements de crédit implantés en République Centrafricaine ont accordé 3 114 nouveaux crédits à l’économie, contre 2 866 crédits un an auparavant, en progression de 8,65% en glissement annuel. En variation trimestrielle, le nombre de dossiers accordés a reculé de 16,43 % par rapport au quatrième trimestre 2025 où 3 726 dossiers avaient été accordés. En valeur, l’enveloppe globale des nouveaux crédits a progressé 19,97% en glissement annuel, à 41,4 milliards, contre 34,5 milliards un an auparavant. Comparé au quatrième trimestre 2025, où ils s’élevaient à 26,2 milliards, la hausse a été plus forte, soit 58,19%.
S’agissant des parts de marché au cours de la période de référence, Bgfibank CA a maintenu sa position de leader avec 65,72% de parts de marché contre 54,84 % un an auparavant. La Bsic est arrivée en deuxième position avec 14,52 % des crédits octroyés. Ecobank et Bpmc se sont partagé le reste du marché avec respectivement 13,66%, et 6,11%.
87,64% des nouveaux crédits concentrés par les entreprises
Pour ce qui est des bénéficiaires, les entreprises ont concentré 87,64 % du volume global des nouveaux crédits, soit 36,3 milliards contre 16,1 milliards un an plus tôt, et 21,8 milliards le trimestre précédent. La progression de la part de financement aux entreprises traduit un secteur économique en pleine mutation avec une réelle volonté de croissance, entretenue par des établissements de crédits engagés à soutenir le développement de l’économie centrafricaine par le biais des investissements. Les crédits aux PME ont représenté 40,85 % de l’enveloppe globale, soit 16,9 milliards, contre 8,6 milliards un an auparavant, consolidant le soutient des banques au développement de la petite et moyenne entreprise. En variation trimestrielle, les concours aux PME ont légèrement progressé par rapport au quatrième trimestre 2025, où ils s’élevaient à 16,6 milliards.
La part de financements destinés aux grandes entreprises a plus que doublé au cours de la période sous revue, à 19,4 milliards contre 7,5 milliards un an plus tôt, confirmant une embellie du secteur privé de l’économie du pays. Il y a trois mois, les grandes entreprises n’avaient bénéficié que de 5,2 milliards. Entre les premiers trimestres 2025 et 2026, les crédits octroyés aux particuliers ont reculé de 60,78 % à 4,0 milliards contre 10,1 milliards un an auparavant. En variation trimestrielle, ces crédits ont reculé de 9,76 % traduisant une baisse de la demande de cette frange de clientèle au lendemain des fêtes de fin d’année.
Les taux d’intérêt en recul
En fonction de leur maturité, la répartition des nouveaux crédits a fait ressortir une prédominance des prêts à court terme y compris les engagements par signature, avec 77,20 % du total des concours bancaires. Les parts des crédits à moyen et long terme se sont situées respectivement à 5,91 % et 16,89 % du total des prêts. En République Centrafricaine, les taux ont globalement reculé entre les premiers trimestres 2025 et 2026, à 13,03 % contre 15,35 % un an auparavant, soit une baisse de 232 points de base en glissement annuel. En variation trimestrielle, les taux ont reculé de 101 points de base par rapport au quatrième trimestre 2025 où ils s’élevaient à 14,04%.