Dr Victor Mbemi Nyaknga : « Bientôt, la première autoroute de l’électricité de 400 kV sera disponible »

Dans cet entretien, le Directeur général de la Sonatrel explique la contribution de l’État, via l’entreprise qu’i dirige, au renforcement et à la modernisation du réseau électrique camerounais.

La Sonatrel a réceptionné, il y a quelques jours, sept nouveaux transformateurs. Qu’est-ce que cela représente pour le réseau électrique local ?

La réception de ces sept transformateurs ne doit pas être considérée comme une opération isolée. Elle participe à une vision plus globale : moderniser progressivement les infrastructures de transport de l’électricité, renforcer les capacités des postes électriques et améliorer la résilience du réseau national. En outre, la Sonatrel a déjà beaucoup apporté dans le système électrique camerounais. Sur fonds propres, nous avons déjà installé et mis en service 22 transformateurs de puissance à Douala, Yaoundé, Limbé, Bafoussam, Garoua, Maroua, Bamenda, etc. Dans le cadre maintenant de la coopération entre le Cameroun et les bailleurs de fonds, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et autres, et par la volonté du chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, nous avons signé des conventions qui nous ont permis d’avoir des ressources pour créer non seulement de nouveaux postes et construire de nouvelles lignes de transport dans le cadre du projet de remise à niveau des réseaux de transport, mais aussi d’acquérir d’autres transformateurs de puissance pour renforcer la capacité de transformation dans l’ensemble du pays.

Dans le cadre de la politique impulsée par le chef de l’État à travers la SND30, le volet énergie est fondamental pour la réussite de cette politique. Donc, ça passe par l’industrialisation de notre pays, qui ne peut pas se faire sans l’énergie électrique. C’est pour cela que vous voyez le chef de l’État mettre beaucoup de moyens dans le secteur de l’électricité, et notamment dans le réseau de transport, pour que les industriels puissent finalement trouver les meilleures conditions de leur déploiement et de l’augmentation de leur capacité de production.

Concernant ce projet, pouvez-vous nous en dire davantage ?

Le projet de remise à niveau, c’est quand même 325 millions de dollars, et plus 50 millions encore, soit 375 millions de dollars pour la remise à niveau de notre réseau de transport et la réforme du secteur. Nous avons le projet Pirect, c’est-à-dire l’interconnexion du Cameroun et du Tchad, financé conjointement par la Banque mondiale et la BAD, et même par la Banque islamique de développement (BID). C’est un projet similaire à celui de la remise à niveau. Ce sont des centres faramineux que le chef de l’État a bien voulu injecter dans le système électrique pour améliorer l’offre d’électricité dans notre pays, aussi bien pour les ménages que pour les entreprises. Le gouvernement fait beaucoup pour l’amélioration de la qualité de l’énergie et puis de sa quantité dans notre pays. Et avec tous ces barrages qui sont déjà construits et d’autres en construction, vous comprenez que l’État met un accent particulier sur le développement de notre pays.

Avant d’arriver ici, avec toute mon équipe, nous avons visité les chantiers de transport entre Yaoundé et Douala. Et nous constatons que la ligne 400 kV, qui est notre première autoroute de l’électricité, financée également par la Banque mondiale et d’autres partenaires, évolue. Dans quelques mois, nous viendrons pour l’inauguration et vous aurez notre première autoroute de l’électricité, qui va porter plus de 400 kV, parce que la plus grande ligne aujourd’hui, c’est 225 kV. Donc, on va augmenter jusqu’à 400 kV. Les travaux tirent vers la fin. Et, si Dieu veut, d’ici la fin de l’année, on aura déjà terminé ces travaux-là.

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