Accompagnement : Le gouvernement équato-guinéen renforce les capacités de 55 PME 

Financé par la BAD et mis en œuvre avec l’appui du Pnud, le dispositif lancé le 19 août 2026 à Malabo vise à améliorer la gestion, la formalisation, la compétitivité et l’accès au financement des entreprises.

Le gouvernement de Guinée équatoriale intensifie son accompagnement en faveur des micro, petites et moyennes entreprises (Mpme). À Malabo, le ministère de l’Économie, du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des investissements a lancé, le 19 août 2026, la deuxième phase du Programme intégral de renforcement des capacités des entreprises. Quelque 55 structures issues de différents secteurs d’activité, ont été sélectionnées pour bénéficier de cette initiative soutenue financièrement par la Banque africaine de développement (BAD) et mise en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

La cérémonie officielle de lancement s’est tenue à la Chambre de commerce de la Région insulaire, en présence de représentants des pouvoirs publics, d’institutions nationales, du corps diplomatique, du secteur privé et des entreprises bénéficiaires. Cette nouvelle phase intervient après une première expérience conduite à Bata. L’objectif est d’élargir l’accompagnement aux entreprises implantées dans la partie insulaire du pays.

Ainsi, jusqu’au 27 août prochain, les bénéficiaires prennent part à des sessions de formation organisées dans la capitale équato-guinéenne. Le programme s’articule autour de quatre principaux modules : la formalisation et la structuration des entreprises; la gestion financière et opérationnelle; l’accès au financement et l’élaboration des plans d’affaires; ainsi que la commercialisation et l’accès aux marchés.

Au-delà des enseignements théoriques, le programme mise sur une approche pratique, directement adaptée aux besoins des entreprises participantes. «L’objectif est notamment de leur permettre de mieux structurer leur organisation interne, d’améliorer leurs pratiques de gestion et de renforcer leur capacité à présenter des projets susceptibles d’intéresser les institutions financières», apprend-on.

En effet, dans un environnement où l’accès au crédit demeure un enjeu pour les petites entreprises, la capacité à formaliser un projet, à présenter des données financières fiables et à démontrer sa viabilité peut constituer un préalable déterminant pour mobiliser des ressources.

Les 55 entreprises retenues bénéficieront également d’un diagnostic individuel. Cette étape doit permettre d’établir un état des lieux de leur situation, d’identifier leurs principales difficultés et de mieux orienter l’accompagnement proposé. L’ambition est de dépasser le simple cadre de la formation pour apporter des réponses adaptées aux contraintes propres à chaque entreprise.

Il faut rappeler que le programme s’inscrit dans le cadre plus large du Projet Mpme, destiné à contribuer au renforcement de l’écosystème entrepreneurial équato-guinéen. À travers cet accompagnement, les autorités entendent favoriser la diversification de l’économie, améliorer l’accès des entreprises aux marchés et aux financements et soutenir la création d’emplois.

Une attention particulière est accordée aux entreprises portées par les femmes et les jeunes, deux catégories considérées comme essentielles dans la dynamique de renouvellement du tissu productif. L’enjeu consiste à faire émerger des entreprises mieux structurées, capables de consolider leurs activités et, à terme, de contribuer davantage à la croissance économique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *