Dirigée par Sylvain Mayabi Binet, la Force ouvrière des industries extractives et énergétiques veut renforcer la représentativité des travailleurs dans le pétrole, les mines, l’eau et l’électricité
À la faveur des premières élections professionnelles organisées en avril et mai 2026, quatre organisations syndicales issues des secteurs stratégiques de l’économie ont décidé d’unir leurs forces. Elles ont officiellement créé, le 23 août dernier à Libreville, la Force ouvrière des industries extractives et énergétiques (Foiee).
La nouvelle centrale regroupe l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), le Syndicat national des travailleurs de l’eau et de l’électricité (Syntle+), le Syndicat libre des travailleurs de la Compagnie minière de l’Ogooué (Sytrac) et le Syndicat national des travailleurs des industries extractives (Syntiex). Quatre organisations présentes dans des secteurs qui occupent une place centrale dans l’économie gabonaise, à travers les hydrocarbures, l’exploitation minière et la production et distribution d’eau et d’électricité.
À la tête de la nouvelle organisation, Sylvain Mayabi Binet, issu de l’Onep, a été désigné secrétaire général. Il est secondé par Éric Josué Ngouanga Musavou, du Syntle+, en qualité de secrétaire général adjoint. Le bureau fédéral compte huit membres, avec des responsabilités couvrant notamment les négociations, les conflits, les questions sociales, la formation, la santé et sécurité au travail, les finances et la communication.
Mutualiser la représentativité
La création de la Foiee intervient quelques mois après les premières élections professionnelles nationales. Organisées les 28 avril et 13 mai 2026, celles-ci ont été présentées par les autorités comme une étape destinée à clarifier et renforcer la représentativité des organisations syndicales. Sur 109 syndicats candidats, 53 avaient franchi le seuil de représentativité de 10 % lors de la première phase du processus.
Dans ce nouveau paysage, le regroupement des syndicats des industries extractives et énergétiques répond à une logique de mutualisation. Face à des entreprises et groupes disposant de capacités financières importantes, notamment dans le pétrole, les mines et l’énergie, les organisations syndicales entendent disposer d’un interlocuteur plus structuré pour les négociations avec les employeurs et les pouvoirs publics.