Réunis ce 17 septembre 2026 à Yaoundé, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, et une mission de l’institution de Bretton Woods, conduite par Christine Dieterich, ont passé en revue l’évolution de l’économie camerounaise, les finances publiques et les perspectives macroéconomiques.
Le dialogue entre le Cameroun et le Fonds monétaire international (FMI) se poursuit, mais dans un nouveau cadre. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a en effet présidé, le 17 septembre 2026 à Yaoundé, une réunion de concertation avec une mission de l’institution de Bretton Woods, conduite par Christine Dieterich, cheffe de mission du FMI pour le Cameroun. Cette nouvelle mission séjourne dans le pays dans le cadre de la revue périodique du cadre macroéconomique et budgétaire national, conformément aux dispositions statutaires du FMI applicables à l’ensemble de ses États membres.
Comme le précise le ministère des Finances (Minfi) sur sa page Facebook, « les échanges ont notamment porté sur l’évolution récente de l’économie camerounaise, les perspectives macroéconomiques, la situation des finances publiques, la soutenabilité de la dette et les orientations budgétaires du gouvernement ». La rencontre a également permis « de faire le point sur les acquis de la coopération passée et d’examiner les principaux défis auxquels le pays reste confronté », apprend-on encore.
Rappelons que cette concertation intervient dans un contexte particulier. En effet, le programme économique et financier soutenu par le FMI, engagé en 2021 au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (Medc), ainsi que le programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), ont achevé leurs dernières revues en juillet 2025. Le conseil d’administration du FMI avait alors autorisé un décaissement d’environ 75,7 millions de dollars, soit près de 42,4 milliards de Fcfa, au titre de la FEC et du Medc, ainsi qu’environ 71 millions de dollars, soit près de 39,8 milliards de Fcfa, au titre de la FRD.
La séance de travail au Minfi a également permis de dresser un bilan des acquis de la coopération passée, d’examiner les défis persistants, mais aussi de recueillir les observations de la mission sur les politiques destinées à préserver la stabilité macroéconomique, à consolider les finances publiques et à soutenir une croissance durable et inclusive.
Une coopération appelée à évoluer
Depuis l’adhésion du Cameroun au FMI en 1963, la coopération avec l’institution a connu plusieurs phases, alternant programmes financiers, assistance technique et consultations régulières. Le programme approuvé en juillet 2021 représentait initialement 483 millions de DTS, soit environ 689,5 millions de dollars, correspondant à près de 386,1 milliards de Fcfa sur la base de la même conversion, avant d’être prolongé et renforcé.
Aujourd’hui, l’enjeu est moins celui d’un nouveau programme que celui de la consolidation des acquis, à savoir : maintenir la stabilité macroéconomique, améliorer la gestion des finances publiques, accroître les recettes intérieures, favoriser l’investissement et préserver la viabilité de la dette. Pour le Cameroun comme pour le FMI, le dialogue économique demeure ainsi un instrument de suivi des politiques publiques et d’accompagnement des réformes nécessaires à une croissance plus durable et inclusive.