Secteur financier : Cinq mesures pour des banques boostant l’intégration et le financement des infrastructures

Elles ont été prises les 17 et 18 septembre 2026 à Brazzaville, lors du 4e Colloque de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Congo, couplé au 5e Forum du Club des dirigeants de banques et établissements financiers d’Afrique.

Trois thématiques phares, engageant directement l’avenir des économies africaines, étaient au centre des échanges entre les banquiers africains réunis à Brazzaville les 17 et 18 septembre 2026. C’était dans le cadre du 4e Colloque de l’Association professionnelle des établissements de crédit (Apec) du Congo et du 5e Forum du Club des dirigeants de banques et établissements financiers d’Afrique (Cdbefa). Elles ont porté respectivement sur le rôle de leurs institutions en matière d’intégration régionale, de financement des infrastructures et de résilience financière. Les travaux, présidés par Paul Malié, directeur de cabinet représentant Christian Yoka, ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, ont débouché sur cinq recommandations.

La première vise à assurer l’intégration régionale par une circulation effective des capitaux, de la liquidité, de l’épargne et des financements. La deuxième a pour objectif d’assurer l’intégration financière en accompagnant la technologie par des dispositifs de sécurité, de contrôle et de surveillance bancaire. La troisième entend élargir le financement des infrastructures au-delà des seules banques commerciales. La quatrième vise à assurer la résilience financière par la maîtrise des risques, la solidité des banques, la qualité de la gouvernance et la capacité à absorber les chocs. La cinquième et dernière recommandation porte sur l’approfondissement des marchés financiers, afin de mobiliser davantage de ressources et d’offrir des alternatives au financement bancaire.

Les enjeux au plan régional

Ce faisant, le représentant du ministre congolais en charge des Finances a appelé les participants à « transformer ces recommandations en résultats mesurables ». Selon lui, ces travaux ne doivent pas rester une succession d’échanges sans suite opérationnelle. « Ce cadre devra permettre, dans les prochaines semaines, d’identifier les propositions qui relèvent de l’action nationale, celles qui appellent une concertation avec les institutions communautaires, et celles qui peuvent être directement portées par les établissements financiers », a-t-il déclaré.

Pour les participants, les analyses et recommandations issues de ce colloque et de ce forum de Brazzaville doivent être organisées autour d’une feuille de route simple, assortie de priorités, de responsables et d’un calendrier de mise en œuvre.

Les participants se sont donné rendez-vous en février 2027 à N’Djamena, au Tchad, pour la tenue des prochaines assises. Ils ne manqueront pas d’évaluer, à cette occasion, les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des recommandations de Brazzaville-2026.

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