En marge de la conférence internationale des gouverneurs des banques centrales, les patrons des deux institutions ont échangé le 20 octobre 2026 à New Delhi, sur les priorités de ce partenariat qui sera finalisé dans les prochains jours.
La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) veut s’inspirer de l’expérience de la Reserve Bank of India (RBI) pour moderniser les systèmes de paiement et booster l’inclusion financière dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). C’est en filigrane ce qu’on peut retenir des échanges du 20 octobre 2026 entre Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la Beac et son homologue de la RBI, en marge de la conférence internationale des gouverneurs des banques centrales qui se tient dans la capitale indienne, New Delhi.
Comme l’a indique Gouverneur de la banque centrale dans une publication sur ses plateformes digitale, « cette rencontre s’inscrit dans la volonté de l’institution de renforcer la coopération technique et le partage d’expériences avec les banques centrales des pays émergents ». C’est la continuité des conventions de coopération déjà signées avec plusieurs autres banques centrales. Et dans le cas d’espèce, la Reserve Bank of India est citée par la Beac comme une référence « utile » en matière d’infrastructures de paiement instantané, d’interopérabilité et d’inclusion financière de masse. « La coopération entre la Beac et la Reserve Bank of India constitue en elle-même, un signal positif pour les investisseurs. Elle témoigne de la crédibilité internationale de la Beac, de son ouverture aux meilleures pratiques et de sa capacité à dialoguer avec les grandes banques centrales », souligne-t-il.
Pour les investisseurs indiens comme pour les institutions financières, ce rapprochement envoie le message que la zone Cemac est « un espace qui dialogue avec les acteurs globaux, qui modernise ses infrastructures financières et qui sécurise ses cadres de transaction ». D’après la Beac, cette coopération avec la RBI renforce la visibilité de la zone, facilite la compréhension mutuelle des cadres réglementaires et ouvre la voie à des partenariats économiques et financiers durables. Elle s’inscrit dans une logique de confiance : « plus les banques centrales coopèrent, plus les investisseurs disposent de repères stables et fiables pour s’engager », indique-t-on.
Les deux institutions ont convenu d’explorer les voies d’une coopération technique concrète, notamment dans les domaines des systèmes de paiement, de la cybersécurité financière, de l’intelligence artificielle et des swaps de devises. Les équipes techniques des deux institutions vont se rapprocher dans les prochaines semaines afin d’identifier les domaines prioritaires et les modalités de ce partenariat. Entretemps, les deux gouverneurs ont convenu de maintenir un dialogue régulier.