Un contrat-cadre a été signé le 3 novembre 2026 à Malabo, entre le gouvernement local et les entreprises chinoises China Machinery Engineering Corporation et Beijing Weineng Investment Co., Ltd., en vue de la réalisation de cet ouvrage de 500 MWc.
La Guinée équatoriale entend franchir un nouveau cap dans le développement de son secteur énergétique. Le gouvernement a en effet signé, le 3 novembre 2026 à Malabo, un contrat-cadre avec les entreprises chinoises China Machinery Engineering Corporation (Cmec) et Beijing Weineng Investment Co., Ltd., pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 500 mégawatts-crête (MWc). L’investissement annoncé s’élève à 750 millions de dollars, soit environ 438 milliards de Fcfa, sur la base du cours du dollar du 5 novembre 2026.
La cérémonie de signature, présidée par le vice-président de la République, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a mobilisé les ministres en charge des Finances, du Budget et de la Planification nationale, ainsi que celui des Hydrocarbures, des Mines et de l’Électricité. Les deux entreprises chinoises assureront l’investissement, le développement, la construction et l’exploitation de l’infrastructure. « Cet accord traduit la confiance des investisseurs dans la stabilité institutionnelle du pays et les efforts engagés pour améliorer le climat des affaires », a indiqué Teodoro Nguema Obiang Mangue.
Au-delà de son montant, le projet présente un enjeu stratégique pour l’économie équato-guinéenne. Selon les autorités, « sa mise en œuvre permettra de doubler la capacité nationale de production d’électricité.» Un apport considérable pour un pays dont le mix électrique reste largement dominé par le gaz naturel et l’hydroélectricité. En 2024, ces deux sources représentaient respectivement 72,5% et 26,8% de la production électrique nationale, tandis que le solaire demeurait encore marginal. Le développement de cette centrale devrait ainsi contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement et à renforcer la sécurité énergétique.
L’enjeu est également industriel en augmentant les disponibilités énergétiques, la Guine Equatoriale entend créer des conditions plus favorables à l’implantation de nouvelles activités productives, à la croissance des entreprises et à la création de richesses. L’accès à une électricité suffisante et fiable constitue en effet l’un des facteurs déterminants de la compétitivité économique.
Sur le plan social, les retombées annoncées sont également significatives, puisque le chantier devrait générer plus de 1 500 emplois directs durant la phase de construction, puis 300 postes permanents pendant l’exploitation. Un dispositif de transfert de technologies et de formation des jeunes professionnels équato-guinéens est également prévu.