Gestion budgétaire : Les principales innovations de la loi de Finances 2026 du Cameroun

La suppression des chapitres communs, l’éclatement du Fonds de reconstruction des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en deux fonds distincts, ainsi que la création du Fonds spécial pour le soutien de l’autonomisation économique des femmes et la promotion de l’emploi des jeunes, en sont quelques-unes.

Le projet de loi de Finances 2026 de la République du Cameroun adopté par l’Assemblée Nationale présente un certain nombre d’innovations : Outre l’inscription des mesures nouvelles en matières fiscale, douanière et non fiscale, l’on note aussi des changements au registre desquelles la suppression des chapitres communs et leur remplacement par deux dotations consacrées aux dépenses accidentelles et imprévisibles logées respectivement au ministère des Finances (Minfi) pour ce qui est du fonctionnement et au ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) pour le côté investissement. On constate aussi le changement du mode de présentation des budgets de certaines institutions de souveraineté, désormais libellé sous forme de dotation, ainsi que l’application intégrale du décret portant nomenclature budgétaire de l’Etat. L’autre innovation majeure de ce texte de loi, est l’éclatement du Fonds de reconstruction des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en deux fonds distincts, pour une meilleure efficacité.

50 milliards de Fcfa pour l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes

Par ailleurs, le gouvernement indique qu’en droite ligne des engagements pris par le chef de l’Etat, Paul Biya lors de sa prestation de serment le 6 novembre dernier, il est créé un Fonds spécial pour le soutien de l’autonomisation économique des femmes et la promotion de l’emploi des jeunes. Il sera pourvu à hauteur de 50 milliards de Fcfa. Dans cette perspective, le gouvernement dit vouloir s’employer à la concrétisation de plusieurs engagements récemment pris par le chef de l’État. Il s’agit notamment de l’ouverture des écoles doctorales dans les universités, la relance des concours d’entrée dans les Ecoles normales supérieures (ENS), la mise en œuvre du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes, ainsi que la réalisation de travaux à haute intensité de main-d’œuvre (Himo). Lors de la présentation du programme économique et financier du gouvernement pour le prochain exercice, le 26 novembre dernier devant les députés, le Premier ministre, chef du gouvernement, Chief Dr Joseph Dion Ngute a indiqué « qu’une attention particulière sera portée à l’épanouissement social, économique et professionnel des jeunes et des femmes, qui bénéficieront d’une responsabilisation accrue et d’une meilleure protection. Parallèlement, l’année 2026 sera marquée par l’accélération des projets structurants et des réformes destinées à renforcer l’efficience de l’État et à améliorer la performance globale des politiques publiques », a-t-il déclaré.

Un budget 2026 sous le signe de la consolidation de la situation des finances publiques

D’autre part, en 2026, l’orientation de la politique budgétaire globale du gouvernement demeure la consolidation de la situation des finances publiques en cohérence avec le pacte de convergence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) tout en garantissant la mise en œuvre efficace des objectifs prioritaires de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

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