Le protocole signé le 19 février 2026 à Kinshasa permettra aux usagers des deux pays d’utiliser leur carte SIM habituelle à des tarifs proches des prix domestiques lors de leurs séjours respectifs.
Le 19 février 2026 à Kinshasa, le Gabon et la République démocratique du Congo ont signé un accord instaurant le « free roaming ». Paraphé entre l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) et l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo, en marge de l’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (Artac), le protocole permettra aux usagers des deux pays d’utiliser leur carte SIM habituelle à des tarifs proches des prix domestiques lors de leurs séjours respectifs.
Concrètement, Gabonais et Congolais pourront appeler, envoyer des SMS et naviguer sur internet sans supporter les surcoûts élevés de l’itinérance internationale. Une mesure qui lève un frein important à la communication transfrontalière.
Pour le Gabon, l’impact attendu est multiple. Les PME actives dans le commerce, les services ou la logistique devraient voir leurs coûts de communication baisser et leurs échanges avec leurs partenaires congolais se fluidifier. Les secteurs du transport, du tourisme et de l’hôtellerie pourraient également en tirer profit, un environnement numérique stable facilitant les déplacements d’affaires et rassurant les investisseurs.
Sur le plan macroéconomique, l’accord devrait stimuler la consommation de données et les usages numériques transfrontaliers, soutenant ainsi l’activité des opérateurs et, potentiellement, les recettes fiscales.
Cette avancée s’inscrit dans la dynamique d’intégration régionale portée par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui promeut la libre circulation des biens, des services et des personnes. En anticipant l’échéance communautaire du roaming gratuit, Libreville affiche sa volonté de jouer un rôle moteur dans la modernisation numérique en Afrique centrale.