Dans un décret du 3 mars 2026, le Président de la République, Paul Biya a nommé 9 membres dans son Conseil d’administration pour la revitaliser.
C’est un nouveau souffle que le Président de la République, Paul Biya vient d’apporter au Crédit foncier du Cameroun (CFC) à travers la nomination, le 3 mars 2026, de 9 membres au sein de son Conseil d’administration. Il s’agit de Florent Guy Ela Foé, représentant de la Présidence de la République (PRC), Moustapha Djamal, représentant les Services du Premier ministre (SPM), Samuel Tela, représentant le ministère des Finances (Minfi) et de Grégoire Mebada Mebada, représentant le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).
A ceux-ci s’ajoutent notamment, Constante Clarisse Bougche, représentant le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf), Amélie Yvette Ndille Ndille, représentante du personnel du CFC, Florent Zibi Ondoua et Denis Mebude Massango, tous deux représentants la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) et Pierre Kaldadak, représentant la Cameroon Postal Services (Campost) dont il est par ailleurs, le Directeur général. Ces membres ont été désignés pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois d’après l’article 3 alinéa 1 du décret susmentionné.
Les enjeux
Par ailleurs, un administrateur indépendant sera désigné ultérieurement, conformément à la réglementation en vigueur. D’autre part, le texte présidentiel stipule que « pour les membres ayant déjà bénéficié de l’avis de non-objection de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) à une date antérieure, leur mandat prend effet pour compter de la date de notification dudit avis », lit-on.
En attendant la tenue de sa première session au cours de laquelle son Président sera désigné, ce Conseil d’administration new-look, va impulser de nouvelles directives à la Direction générale pour un meilleur rayonnement de cette banque dédiée à immobilier. Ceci à l’ère de l’avènement du marché du crédit hypothécaire au Cameroun, présentée comme une solution au déficit de logement observé comme dans la plupart des pays de la Cemac et même au-delà. Jusqu’ici, le financement dédié au logement à savoir le financement hypothécaire, est très peu développé.
La plupart des investissements proviennent des institutions de financement du développement ou d’investisseurs liés au gouvernement. Raison pour laquelle, le repositionnement institutionnel du Crédit foncier du Cameroun (CFC) est l’un des principaux piliers de la Stratégie nationale de développement du secteur financier (Sndsf) dont la validation est toujours attendue des hautes instances décisionnelles. Cela pourrait avoir un impact significatif sur la croissance, indique-t-on.