L’évènement qui se tient du 26 au 29 mars 2026 au Palais des congrès, vise à examiner les défis et possibilités auxquels est confronté le système commercial multilatéral et prendre des mesures relatives à l’avenir de cette organisation.
Face au retour en force inédit et dangereux de l’unilatéralisme, qui confine au protectionnisme, la 14ème Conférence ministérielle (CM14) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de Yaoundé revêt un enjeu crucial. Les travaux qui se tiennent du 26 au 29 mars 2026 au Palais des Congrès sous la présidence de Louis Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, visent à renforcer le système commercial multilatéral face à la montée du protectionnisme.
Environ 3000 à 4000 participants issus des 166 pays membres y sont attendus selon le président de ladite conférence. Tout semble prêt pour ce grand rendez-vous mondial. Ngozi Okonjo Iweala, la Directrice générale (DG) de cette organisation se trouve déjà en terre camerounaise depuis le 22 mars pour s’assurer non seulement du bon déroulement des préparatifs et rassurer quant au maintien de la ville aux sept collines pour abriter les travaux après quelques rumeurs sur l’annulation de cette conférence au Cameroun.
La réforme de l’OMC comme enjeu principal
Les enjeux sont multiples : Outre la réforme de l’OMC, de l’agriculture, du commerce numérique et du développement durable, avec une forte volonté de promouvoir les intérêts de l’Afrique et la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). « Elle a, à son ordre du jour, parmi les dossiers en négociation, celui de la réforme même de l’OMC, entre autres sujets », a déclaré Luc Magloire Mbarga Atangana, le président de ladite conférence. Au regard du contexte actuel marqué par des guerres commerciales à travers la planète, « le Cameroun, qui assure la présidence de la 14e Conférence ministérielle voudrait, à cet effet, rassurer tous les États membres qu’il ne ménagera aucun effort pour que les compromis nécessaires soient trouvés, qui ne lèsent les intérêts d’aucun pays ou groupe de pays, afin qu’il sorte des assises de Yaoundé une Déclaration ministérielle forte et inclusive, avec un mandat clair de négociation à l’intention de nos ambassadeurs », rassure-t-il. Raison pour laquelle, son pays tend par conséquent la main à tous les ministres et chefs de délégation pour que « nous travaillions ensemble, animés de la même dynamique, celle qui soustend les principes et règles de notre organisation commune. En ma qualité de président de la Conférence, j’assure les uns et les autres de mon entière disponibilité », poursuit-il.
Des ministres du monde entier y participeront « pour examiner les défis et possibilités auxquels est confronté le système commercial multilatéral et prendre des mesures relatives aux travaux futurs de l’OMC », indique l’organisation via son site web.
Les retombées escomptées
D’autre part, la 14ème Conférence ministérielle de l’OMC pourrait générer des retombées pour le Cameroun à la fois sur le plan économique et diplomatique. Au plan économique, les hôtels, restaurants et autres lieux de tourisme et de loisirs pourraient être hautement fréquentés par les 3000 ou 4000 participants aux travaux de Yaoundé. Toute chose susceptible de booster leur chiffre d’affaires. Par ailleurs, la CM14 rehausse le rayonnement diplomatique du Cameroun. Pendant trois jours, le pays va cristalliser les attentions des dirigeants mondiaux. Le succès de l’organisation de ce rendez-vous pourrait aussi attirer de nouveaux investissements directs étrangers (IDE) selon les experts.