Dans cet entretien exclusif, il parle des enjeux de sa participation au Forum Business to Business tenue le 24 mars dernier en marge de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce à Yaoundé, de l’importance de l’augmentation du capital social de son entreprise, et la pose de la première pierre de la future cité touristique près de Douala.
Grand Impex Trading a participé au Business Forum organisé en marge de la 14ème Conférence ministérielle de l’OMC. Quels en étaient les enjeux ?
Effectivement, nous y avons pris après avoir été recommandé par le ministre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul) par intérim, Gabriel Mbaïrobé à son homologue en charge du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, par ailleurs, président de ladite conférence. Ceci intervient à la suite des actions du chef de l’Etat et du Premier ministre, chef du Gouvernement. L’activité avec le Mintoul a commencé au Palais des Congrès de Yaoundé et cela s’est poursuivie par la signature de l’accord tripartite, le 29 août 2025 dans le cadre de la mobilisation de 5 millions de touristes. C’est la raison pour laquelle, ce projet est écotouristique. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) était une très belle plateforme de promotion et d’information de prise de décision de la caution souveraine de l’Etat du Cameroun. C’est un projet qui a pour but de mobiliser 10,7 milliards de dollars US, soit 6500 milliards de Fcfa, avec un portefeuille de 5300 entreprises partenaires dans pratiquement tous les secteurs d’activités du projet Ndollè City et ses projets intégrés. Ces entreprises sont situées dans environ 100 pays à travers le monde. C’est en toute cohérence que le Programme World Dream Investment (WDI), Ndollè City et les projets intégrés soient dans la plateforme « Business to Business » organisée par l’OMC.
Quelles sont les retombées de votre participation à cette plateforme « Business to Business » de l’OMC ?
Les échanges étaient très riches. On s’est retrouvé dans un environnement dans lequel le Cameroun est la lumière et le carrefour du monde pendant un moment. L’OMC qui est au cœur des activités commerciales et d’investissements avec la Chambre de commerce internationale (CCI). Ce Business to Business était présidé par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana aux côtés de la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo Iweala et du Secrétaire général de la CCI. Et, le ministre d’Etat au Commerce et aux affaires économiques de Grande Bretagne qui est un facilitateur entre les Etats-membres et l’OMC. Ce dernier nous a encouragé pour que l’entreprise qui est au cœur des préoccupations de l’OMC et les entrepreneurs contribuent au développement économique et social des pays. Nous avons été encouragés à ne pas baisser les bras et l’OMC s’est engagée à encadrer les procédures et les process qui permettraient de faciliter un certain nombre d’actions. En plus, il y a une banque de premier rang en l’occurrence, le Groupe Access Bank qui a animé ce forum. Il y avait également la présence du Groupe MTN.
Votre présence à ce grand rendez-vous mondial, nous pousse à s’intéresser au Programme World Dream Investment (WDI) et son projet phare Ndollè City. Où en est-on avec sa mise en œuvre ?
Pour ce qui est du projet Ndollè City et des projets intégrés, on était à la phase de maturité totale. Il s’agit d’un costaud programme d’investissement qui va bouleverser la dynamique de tout un système. Il fallait prendre toutes les précautions nécessaires. La politique influençant l’économie, après les élections présidentielles d’octobre 2025, il y a eu de petits soucis post-électoraux, mais, Dieu merci, les autorités et l’Etat du Cameroun et les Camerounais qui ont déjà une certaine maturité, ont ramené le calme afin que les investisseurs puissent avoir un minimum de sérénité. En outre, la récente session du Comité interministériel de suivi du projet a rassuré quant à la garantie de l’Etat. Le ministre du Tourisme et des Loisirs dans son discours prononcé lors de la cérémonie de présentation des vœux, s’est une fois de plus engager à œuvrer à l’encadrement institutionnel du projet Ndollè City et des projets intégrés. Au niveau des banques, les propositions sont de plus en plus nombreuses pour accompagner le projet. Et, le ministre des Finances, l’autorité monétaire nationale, nous a octroyé toutes les facilités et tous les visas devant permettre à ce type de projets de se mettre en place. Le ministre des Domaines, du Cadastre et des affaires foncières (Mindcaf) a donné son approbation pour les procédures d’immatriculation accélérées et les communautés riveraines du projet ont renouvelé leur confiance à Impex Trading et au projet Ndollè City en donnant des espaces pour la pose de la première pierre, et le ministère de tutelle qu’est le Mintoul, vient de prendre une décision importante pour la mise en œuvre du projet. Dans les prochains jours, vous serez édifié sur la suite du projet. Déjà de façon générale, nous avons le programme d’investissement et de la promotion du tourisme que nous lançons à l’hôtel Mont Fébé et nous continuerons avec la journée des partenaires, le 21 avril 2026. Le 28 avril sera la cérémonie de pose de la première pierre qui avait été retardée pour des raisons que j’ai évoquées plus haut.
On parle beaucoup du projet Ndollè City qui est le projet du Programme WDI, mais très peu des projets intégrés qui semblent tout aussi importants. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Bien évidemment. On ne peut pas créer une ville sans projets intégrés. On a par exemple, des projets d’infrastructures, de sécurité, d’énergie, sanitaires, etc. Tout ceci entre dans le cadre de ce que nous appelons les projets intégrés. C’est pour cette raison que nous bénéficions de la forte caution de l’Etat. Cela aura un effet d’entraînement dans le cadre de l’accompagnement du projet Ndollè City. Il faut par exemple, investir dans l’agriculture, l’agro-industrie, dans la transformation et soutenir l’Etat dans son programme d’import-substitution. Les projets intégrés sont prévus par l’arrêté du Premier ministre.
D’où viendront les financements nécessaires pour leur réalisation ?
Nous sommes dans un programme d’investissement qui s’appuie sur un réseau d’investisseurs et de banques, un réseau de fonds d’investissement et de fonds de pension sur le marché financier. Alors, l’enveloppe de 6500 milliards de Fcfa est déjà suffisante pour impulser une dynamique complémentaire. Si ce montant est dépassé, nous avons la possibilité d’appeler les partenaires qui sont actuellement près de 400 banques à l’international (banques de premier rang, secondaires et même non classiques, etc) qui sont sous les ordre des autorités monétaires des différents pays qui ont déjà donné des approbations dans le cadre des différents accompagnements.
Restons toujours sur le volet financement pour évoquer cette fois l’opération d’augmentation du capital social d’Impex Trading toujours en cours. A-t-on déjà les premiers résultats ?
Nous sommes dans le cadre du respect de la réglementation. Impex Trading à la base, est une entreprise familiale à responsabilité limitée. Maintenant, elle va porter un projet d’envergure qui va nécessiter des opérations importantes. Il y a un certain nombre de choses qui doivent changer, d’où l’augmentation de capital décidée par une Assemblée générale extraordinaire (AGE) depuis 2021. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Nous avons décidé d’augmenter le capital avec une forte croissance et un Conseil d’administration. On entre là dans la gestion de gros projets et de grosses entreprises. Il faut savoir qu’Impex Trading est la filiale d’une multinationale basée aux Emirats arabes unis. Maintenant, il faut associer l’orientation de l’Ohada pour asseoir une dynamique de gestion plus transparente et réduire le risque du donneur d’ordre unique. On va devenir une société anonyme à travers une augmentation de capital de 180 milliards de Fcfa qui ne représentent pas grand-chose par rapport aux actifs dont nous disposons notamment le droit de tirage de 6500 milliards de Fcfa.
Peut-on avoir quelques détails chiffrés de cette opération d’augmentation de capital ?
Nous enregistrons déjà plus de 1500 demandes de souscriptions au niveau de la diaspora et à l’international et plus de 1500 demandes au niveau national. Nous pourrons recevoir autant, mais au final, c’est nous qui décidons qui vient avec nous. Ce n’est pas une opération cotée en bourse, donc, nous n’avons pas la pression du temps. Nous avons au moins 2 ans pour choisir qui vient avec nous. Tout le monde peut souscrire.