La cérémonie officielle de passation de charges du 2 avril 2026 entre ce dernier et son DGA, Guy Noël Londongo, qui assure désormais l’intérim, a été l’occasion de magnifier ses réalisations durant les 14 années de son mandat à la tête de l’institution.
C’est un moment solennel que le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac) a vécu le 2 avril 2026. Il s’est agi de la cérémonie officielle de passation de charges de son Directeur général (DG), Valentin Mbozo’o, arrivé en fin de mandat après près de quatorze années à la tête de l’institution, à Guy Noël Londongo, l’actuel directeur général adjoint (DGA), qui en assurera l’intérim. C’était l’occasion pour le personnel de l’institution de rendre hommage à celui qui, depuis juin 2012, a conduit le Gimac avec vision et constance. Sous son règne, le réseau monétique régional s’est étendu, l’interopérabilité des paiements est devenue une réalité pour les populations de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), et la plateforme « Gimacpay » a vu le jour, symbole d’une intégration financière régionale enfin tangible. « Ce que Valentin Mbozo’o laisse derrière lui, c’est une institution structurée, debout et tournée vers l’avenir », a indiqué le Gimac sur ses plateformes digitales.
Guy Noël Londongo, nouveau DG par intérim
Après le départ de Valentin Mbozo’o de la direction générale du Gimac, c’est à Guy Noël Londongo, jusqu’alors son directeur général adjoint (DGA), de présider désormais aux destinées de cette institution en attendant la désignation d’un nouveau directeur général (DG). Nommé en 2024 par le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), il a été installé comme DGA du Gimac le 20 septembre 2024, tout comme Nadjita Mbaïrebe Naïto, directeur chargé de l’audit interne dans cette institution. En l’installant, Miguel Engong’a, secrétaire général de la Beac, attendait de lui une implication totale dans le renforcement des capacités du Gimac. Cette implication devrait se traduire par le renforcement de la gouvernance, ainsi que par le renforcement des contrôles et de l’audit interne, et davantage de visibilité et de dynamisme du Gimac, qui est déjà dans le peloton de tête des sujets monétiques en Afrique et a déjà gagné plusieurs prix.
Au regard du volume exponentiel de ses transactions, la structure a besoin de se maintenir et d’aller plus loin. Le nouveau directeur général par intérim du Gimac est conscient de l’immensité de la tâche : « Il est de notre devoir de ramener la sérénité dans cette institution très importante pour notre sous-région en matière d’inclusion financière. Ma mission, c’est de travailler d’arrache-pied afin de ramener la sérénité et surtout la collaboration dans cette institution », a-t-il indiqué.
Les perspectives s’annoncent reluisantes selon lui. Il entend déployer les moyens humains et matériels nécessaires pour exécuter, de la manière la plus efficace possible, les missions qui lui sont confiées. Pour y parvenir, il compte tirer profit de la coopération étroite qui lie le Gimac à la Banque centrale depuis 2012, année de sa création. Au-delà de détenir 99% du capital social du Gimac, la Beac met à la disposition de cette dernière certains de ses agents d’encadrement dans des domaines clés. Cette assistance a permis à la structure de décloisonner les services de paiement dans la zone Cemac, favorisant ainsi l’inclusion financière.