L’initiative mise en place le 30 avril 2026 avec l’appui institutionnel du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, vise à apporter une cure d’excellence et de qualité aux dysfonctionnements éditoriaux observés, ainsi qu’aux fake news diffusées sur les réseaux sociaux par des lanceurs d’alerte.
Améliorer les productions de la presse écrite pour une information de qualité. Tel est le principal enjeu du lancement des récompenses de la presse écrite dénommées « Y’ello Press Awards », le 30 avril 2026 à Yaoundé par le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi. L’initiative, qui intervient dans le sillage de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse (le 3 mai 2026), s’inscrit dans le partenariat entre MTN Cameroon et la Fédération des éditeurs de presse (Fedipresse).
Pour Parfait Siki, son secrétaire exécutif, il s’agit d’encourager le journalisme. Selon lui, les réformes comme la transition vers le numérique devraient être porteuses. La reconquête du lectorat est au cœur des préoccupations des organes de presse face au journalisme des réseaux sociaux. Il a posé le contexte dans lequel « Y’ello Press Awards » est créé.
Les critères de participation au concours
D’après les aspects techniques du « Y’ello Press Awards » présentés par René Kisito Ngankam, directeur des médias au ministère de la Communication (Mincom), neuf prix sont retenus : on peut citer la meilleure plume, primée par un montant de 2 millions de Fcfa, le meilleur reportage (1 million de Fcfa), le meilleur billet (1 million de Fcfa), la meilleure plume jeune (500 000 Fcfa), le meilleur prix de la presse à capitaux privés et le prix spécial Y’ello Press, etc.
Ces prix seront décernés par un jury composé de sept professionnels sous la houlette du Pr Nta’a Bitang, président du jury et enseignant à l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication, (Esstic), où il occupe actuellement la fonction de directeur général adjoint (DGA).
Comme membres dudit jury, on retrouve Omer Mbadi, Édouard Tamba, Silvanus Kini Nsom, Jeanine Fankam, Suzanne Zogo et Martin Nkemngu. Ils ont été désignés par le groupe de travail créé à cet effet par le ministre de la Communication, le 6 mars dernier.
Les contributions sont attendues du 3 mai au 15 octobre 2026, tandis que la proclamation des résultats et la remise des prix interviendront le 4 décembre. Les articles soumis doivent faire l’objet de publication dans les journaux concernés.
Les visées
Pour René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication, le « Y’ello Press Awards », fruit d’un processus mené par les professionnels de la presse eux-mêmes, « est une initiative louable au regard des dysfonctionnements éditoriaux devenus récurrents ». Raison pour laquelle le gouvernement apporte tout son soutien afin qu’un « sursaut d’orgueil se fasse au sein de la corporation et œuvre à l’essor d’une presse de qualité », espère-t-il. Pour ce faire, la contribution de MTN Cameroon s’avère déterminante.
Selon Wanda Matandela, son directeur général, le lancement des « Y’ello Press Awards » 2026, en prélude à la Journée internationale de la liberté de la presse, vient renforcer l’apport de MTN Cameroon dans le développement du pays. « Cet idéal ne peut se réaliser sans un écosystème médiatique crédible », a-t-il déclaré. Raison pour laquelle la compagnie de télécoms œuvre à transformer l’industrie de la presse via la technologie.
Pour ce faire, elle a doté les rédactions de matériel technologique pour effectuer la transformation numérique. Cela s’est poursuivi par la création de Y’ello Kiosk pour la vente des journaux en ligne.
Jean Melvin Akam, directeur corporate à MTN Cameroon, a pour sa part magnifié les trois axes du partenariat entre cette entreprise et la Fedipresse, qui sont notamment la vente des journaux en ligne, le renforcement des capacités des journalistes et la récompense de ces derniers.
Pour MTN, « le destin de la presse écrite aujourd’hui est de se réinventer. La récurrence des fake news sonne l’urgence de la résurrection de la presse écrite, qui a été influente dans l’essor de la démocratie ». Il souhaite que ces Awards s’étendent aussi aux médias audiovisuels pour que cette initiative devienne « Y’ello Media Awards ».