C’est à la faveur d’une mission de travail conduite par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, du 3 au 9 mai 2026 dans ces deux régions du pays.
Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, en compagnie des ministres de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbarobé, de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, a entamé depuis hier, et ce jusqu’au 9 mai prochain, une mission de travail dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord en vue d’évaluer la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement 2020-2030.
Plus concrètement, cette visite vise « à apprécier l’état d’avancement et l’impact des projets structurants mis en œuvre dans les vallées de la Bénoué et du Logone, ainsi que dans le bassin du lac Tchad », précise la note d’information de la cellule de communication du Minepat, dont LFA a obtenu copie. Elle permettra notamment, «de visiter et d’apprécier les réalisations des projets d’aménagement et de valorisation des investissements dans les vallées de la Bénoué (Viva-Bénoué) et du Logone (Viva-Logone), ainsi que les périmètres hydroagricoles de Zina, dans le département du Logone-et-Chari, réalisés dans le cadre du Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance (Planut) », poursuit la note d’information.
La descente donnera par ailleurs lieu à des séquences à forte portée symbolique et opérationnelle, notamment avec la rétrocession officielle des équipements et engins acquis dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah) et du Projet de relance et de développement de la région du lac Tchad (Prolac), au profit des bénéficiaires.
Mise en œuvre en 2024, le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah) vise à réduire le déficit commercial en substituant les importations par la production locale. Ses objectifs clés incluent l’augmentation des productions (lait, viande, poisson, œufs), la sécurisation foncière, l’aménagement des espaces pastoraux et la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. À travers ce plan, il est question de produire 400 000 tonnes de poisson d’ici 2026, d’aménager 200 000 hectares de terres agropastorales et de sécuriser les espaces pour l’élevage, de moderniser les infrastructures en milieu rural (solaire), d’améliorer l’alimentation du cheptel (culture fourragère) et d’impliquer au moins 20 % de femmes et de jeunes dans les projets, en renforçant leurs capacités et en améliorant l’accès aux financements.