Financement du secteur privé : Ecobank et la BAD unies en faveur des PME centrafricaines

Les deux institutions ont signé le 29 avril 2026 à Bangui, sous l’égide du Gouvernement, une convention de facilité de garantie de transaction pour booster l’accès de ces entreprises aux crédits bancaires.

La Banque africaine de développement (BAD) et Ecobank ont signé, le 29 avril 2026 à Bangui, une convention de facilité de garantie de transaction destinée à renforcer l’accès au financement des PME en République centrafricaine. L’accord, conclu sous l’égide du gouvernement, porte sur un montant de 5 millions d’euros, soit environ 3,2 milliards de Fcfa.

La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, le Pr Richard Filakota, du représentant pays de la BAD, Mamadou Coulibaly, et du Directeur général d’Ecobank Centrafrique, Félix Landry Njoumè. L’initiative intervient dans un contexte de durcissement des conditions de financement et de volatilité des marchés internationaux, qui rendent l’accès au crédit particulièrement stratégique pour les économies fragiles.

Pour les autorités centrafricaines, cette convention s’inscrit dans les objectifs du Plan national de développement 2024-2028, notamment son axe consacré à l’accélération de la production et au renforcement des chaînes de valeur. Elle est perçue comme un levier de soutien au secteur privé, appelé à jouer un rôle central dans la transformation économique du pays.

Concrètement, le mécanisme mis en place permet à la BAD de garantir les opérations d’Ecobank à travers des instruments tels que les lettres de crédit et les garanties bancaires. L’objectif est de réduire le risque perçu par les banques, de fluidifier les transactions et de faciliter l’accès des PME aux outils de financement du commerce international.

Selon Ecobank, ce dispositif constitue un outil essentiel pour sécuriser les opérations d’import-export et accompagner la croissance des entreprises locales. Il devrait notamment faciliter l’acquisition de produits de première nécessité et d’équipements industriels, indispensables à la relance économique.

De son côté, la BAD insiste sur l’impact structurant de ce partenariat, qui vise à placer les PME, en particulier celles dirigées par des femmes, au cœur du développement économique. L’institution souligne également la dimension d’intégration régionale portée par ce type de mécanisme, en cohérence avec les politiques publiques nationales.

Pour le gouvernement centrafricain, l’enjeu est désormais l’opérationnalisation rapide de ce dispositif afin que ses effets se traduisent concrètement sur le tissu économique. À travers ce partenariat, les autorités et leurs partenaires entendent poser les bases d’un financement plus inclusif et plus adapté aux réalités des petites et moyennes entreprises, véritables piliers de l’économie nationale.

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