Coopération internationale : La BID mise sur l’intégration régionale et les partenariats

C’est l’une des recommandations issues des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement qui se sont tenues récemment en Azerbaïdjan.

Organisées du 16 au 19 juin à Bakou, en Azerbaïdjan, les Assemblées annuelles 2026 de la Banque islamique de développement (BID) se sont achevées sur une volonté affirmée d’accélérer l’intégration économique entre les pays membres et de mobiliser davantage de financements en faveur d’une croissance durable.

Placée sous le thème « L’intégration régionale pour une prospérité durable », cette 51ᵉ édition a réuni ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, institutions de développement, investisseurs et représentants du secteur privé autour des défis du financement du développement dans les 57 pays membres de la BID. Les débats ont insisté sur la nécessité de renforcer les échanges commerciaux, les infrastructures transfrontalières, la finance islamique et les investissements productifs afin de soutenir une croissance plus inclusive.

L’un des principaux faits marquants de ces rencontres réside dans la signature annoncée de plus de trente accords et protocoles d’entente, représentant une valeur globale supérieure à 4,7 milliards de dollars américains. Ces engagements portent notamment sur le financement d’infrastructures, le développement du secteur privé, l’appui aux petites et moyennes entreprises, la transition verte ainsi que la transformation numérique, autant de domaines considérés comme stratégiques pour les économies membres.

Les travaux ont également confirmé l’importance croissante des partenariats entre institutions financières internationales et acteurs privés pour répondre aux besoins d’investissement des pays en développement. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les contraintes budgétaires, la BID entend jouer un rôle de catalyseur en facilitant la mobilisation des capitaux et le partage des risques au profit de projets structurants.

Les Assemblées de Bakou se sont enfin inscrites dans la mise en œuvre du nouveau cadre stratégique décennal 2026-2035 de la Banque islamique de développement, qui fait de l’intégration régionale, de la résilience économique et de l’innovation des leviers essentiels de transformation. Cette orientation vise à renforcer la coopération entre les États membres, à développer les chaînes de valeur régionales et à favoriser des solutions communes face aux défis économiques, climatiques et sociaux.

Pour les pays africains membres de l’institution, ces conclusions ouvrent la perspective d’un accès accru à des financements destinés aux infrastructures, à l’industrialisation, à l’agriculture, à l’énergie et aux PME. Elles traduisent également la volonté de la BID de dépasser son rôle traditionnel de bailleur de fonds pour devenir un partenaire stratégique de l’intégration économique et du développement durable dans l’ensemble du monde islamique et au-delà.

Au-delà des annonces financières, ces Assemblées ont constitué une plateforme de dialogue entre gouvernements, banques multilatérales et entreprises. Et pour l’Afrique, les retombées attendues dépassent donc la seule question des financements. Elles concernent aussi le transfert d’expertise, l’innovation, l’intégration régionale et le renforcement des capacités productives, autant de leviers essentiels pour soutenir une croissance durable et inclusive dans les années à venir.

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