Lors de sa 2e session du 10 juillet 2026 à Bangui, l’instance a indiqué que le ralentissement observé dans l’agriculture, le diamant et l’énergie est lié à la période électorale et à la baisse des appuis des partenaires techniques et financiers.
C’est un état des lieux de l’économie centrafricaine qu’a dressé le Comité national économique et financier (Cnef). Réuni à la Direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) à Bangui, dans le cadre de sa deuxième session ordinaire de l’année, le comité a passé en revue la conjoncture économique nationale et les perspectives macroéconomiques pour 2026, telles que présentées par Ali Chaïbou Landou, directeur national de la Beac en Centrafrique.
Les travaux ont été présidés par Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget et président du Cnef de Centrafrique. Il était assisté du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, vice-président dudit comité, ainsi que du ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam Beltoungou.
Il ressort de ces travaux un ralentissement de la croissance mondiale, estimée à 3,1 % en 2026 contre 3,4% en 2025, sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient et du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Au niveau sous-régional, la Beac prévoit une croissance de 2,9 % en 2026, contre 3,5% en 2025.
Au niveau national, le Cnef relève un recul des activités dans les secteurs de l’agriculture, du diamant, de l’énergie, des bâtiments et travaux publics (BTP) ainsi que du commerce. Selon le comité, ce ralentissement est lié à l’attentisme observé en période électorale et à la baisse des appuis des partenaires techniques et financiers (PTF).
Toutefois, la bonne nouvelle réside dans le recul de l’inflation, qui s’établit à 0,5 % au premier trimestre 2026, contre 2,1% un an plus tôt. À cela s’ajoutent des perspectives encourageantes pour 2026, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) attendue à 2,8%, une inflation maîtrisée à 3,0 % et une réduction du déficit budgétaire à 8,4 % du PIB, contre 12,5% en 2025.
Par ailleurs, le Cnef de la République centrafricaine (RCA) a également pris acte de la situation du système bancaire, de la microfinance et du marché financier régional à fin mars 2026. À cette occasion, le gouvernement a réaffirmé son engagement à stabiliser le cadre macroéconomique et à soutenir la relance des secteurs productifs au cours de l’année 2026.