Dans le cadre de la préparation de l’avant-projet de loi de finances 2027 et de l’amélioration du climat des affaires, cette entité du ministère des Finances a entamé, le 25 août 2026 à Douala, une série de consultations avec les opérateurs économiques.
Le Directeur général des impôts, Roger Athanase Meyong Abath, rencontre le secteur privé à Douala. Cette démarche, initiée sur instruction du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, vise à recueillir les préoccupations du secteur privé et à examiner les propositions susceptibles d’être intégrées au futur projet de loi de finances.
Pendant quatre jours, du 25 au 28 août 2026, Roger Athanase Meyong Abath va échanger avec les opérateurs économiques et recueillir leurs avis sur leurs préoccupations fiscales afin d’y apporter des solutions concertées. La première journée de consultations a été marquée par des échanges avec le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), présidé par Célestin Tawamba, et la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima), dirigée par Christophe Eken.
Pour le président du Gecam, le dialogue engagé avec le gouvernement et l’administration fiscale constitue déjà une avancée importante. « On a un consensus avec la Direction générale des impôts, le gouvernement et les organisations patronales. C’est un pas important. Nous sommes satisfaits de constater qu’un certain nombre de propositions que nous avons formulées vont apparaître dans la prochaine loi de finances. C’est une avancée », a lancé Célestin Tawamba.
Le président du Gecam appelle notamment à « accélérer la digitalisation afin de réduire la circulation des espèces et de renforcer la lutte contre la corruption ». Il rappelle par ailleurs que le paiement de l’impôt constitue une contribution directe à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Plus de 24 propositions
Du côté de la Ccima, une vingtaine de propositions ont été formulées. « Nous avons relevé plus de 24 propositions et sommes heureux de constater que la majorité des suggestions formulées par la Chambre depuis 2023 ont été retenues », s’est réjoui Christophe Eken. Tout comme le Gecam, le président de la Ccima souhaite que cette dynamique se poursuive, notamment sur le « terrain de la digitalisation ».
Selon le Directeur général des impôts, « ces consultations traduisent l’importance d’un dialogue permanent entre l’administration fiscale et le secteur privé ». Il précise que les propositions formulées seront évaluées selon leur pertinence, leur faisabilité juridique, leur impact budgétaire ainsi que les orientations du ministère des Finances.