Protection de la santé des populations : La mairie de Douala lance le contrôle de conformité environnementale des entreprises

Par communiqué officiel signé le 28 août 2026, la Communauté urbaine de Douala engage une campagne d’inspection sur les Notices d’impact environnemental et social. Les entreprises en infraction risquent des sanctions administratives et pénales en cas de non-régularisation de leur dossier.

La Communauté urbaine de Douala a lancé une vérification des cahiers des charges écologiques au sein des unités économiques. Cette opération vise la réduction des pollutions industrielles afin d’assurer la protection de la santé des populations urbaines.

Dans un document officiel portant le numéro 1858, signé à Douala le 28 août 2026 par le deuxième adjoint au maire de la Ville, Roger Njitchoua, l’institution municipale annonce une opération d’envergure. Le texte s’adresse aux promoteurs de projets et aux exploitants d’établissements assujettis à la Notice d’impact environnemental et social, document désigné par le sigle Nies. Cette décision marque le démarrage d’une phase de suivi des cahiers des charges environnementaux. Les services techniques compétents de la mairie sillonnent la ville afin d’évaluer le niveau d’alignement des installations avec les textes nationaux. Cette initiative découle de l’application directe des compétences transférées aux collectivités territoriales en matière de santé, de lutte contre l’insalubrité, d’élimination des pollutions et de gestion des nuisances.

La base juridique des contrôles

La Notice d’impact environnemental et social (Nies) constitue un outil d’évaluation prévu par le décret n°2013/0171/PM du 14 février 2013. Ce texte encadre les modalités de réalisation des études relatives à la protection du cadre de vie pour les unités industrielles, commerciales ou artisanales de moyenne et petite taille. Au Cameroun, la loi-cadre n°96/12 du 5 août 1996 relative à la gestion de l’environnement fixe le cadre général. Elle impose aux opérateurs d’intégrer la prévention des risques sanitaires dès la phase de conception de leurs activités.

L’article publié par la CUD précise le champ d’action des contrôleurs. Les agents vérifient le traitement des déchets, la gestion des effluents liquides, le niveau de bruit émis par les machines et la conformité des aménagements sanitaires. La possession du certificat de conformité environnementale représente le document d’autorisation exigé pour l’exercice légal de ces activités.

Les implications pour la santé publique

L’activité économique au sein de la capitale économique génère des rejets divers susceptibles d’impacter les populations riveraines. Les effluents liquides rejetés sans traitement préalable polluent les cours d’eau ainsi que la nappe phréatique. Cette contamination de l’eau et des sols favorise la propagation de germes pathogènes et favorise la survenue de maladies entériques ou cutanées au sein des quartiers.

Les émissions gazeuses, la poussière et les vapeurs toxiques dégradent la qualité de l’air ambiant. L’exposition prolongée à ces polluants favorise la survenue d’affections respiratoires et cardiovasculaires chez les habitants. Par ailleurs, les pollutions sonores générées par les ateliers ou établissements sans isolation thermique et phonique perturbent le sommeil, augmentent le niveau de stress et affectent le bien-être général. En imposant le respect des cahiers des charges, l’autorité municipale vise la réduction de ces facteurs de risque sanitaire afin de préserver la santé des citoyens.

Les procédures de régularisation et les sanctions

Le communiqué de la mairie invite les promoteurs concernés à régulariser leur situation administrative et technique auprès des services compétents. Pour mener cette démarche, les exploitants doivent se rendre à la Direction de l’environnement, de la santé et du cadre de vie de la CUD. L’autorité municipale fixe un enjeu strict à cette démarche d’assainissement. Les structures en infraction s’exposent à des mesures coercitives prévues par le Code pénal et les textes environnementaux en vigueur. Le non-respect des normes peut entraîner l’émission d’amendes administratives, la suspension temporaire des activités ou la fermeture définitive des établissements récalcitrants. Des poursuites judiciaires restent envisageables contre les auteurs de pollutions graves menaçant la santé publique.

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