Culture de rente : 2 533 000 tonnes de bananes exportées par le Cameroun en 10 ans

C’est l’une des prouesses du programme Mesures d’accompagnement banane, mis en place depuis 2013 par l’Union européenne et le Cameroun.

Le programme Mesures d’accompagnement banane est arrivé à son terme. Les résultats de ce projet, mis en œuvre depuis 2013 par l’Union européenne (UE) et le Cameroun, ont été évalués au cours d’un atelier présidé, le 23 septembre 2026, par le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Paul Tasong, en présence de l’ambassadrice, cheffe de délégation de l’UE au Cameroun, S.E. Véronika Boskovic Pohar.

Selon les résultats présentés, entre 2013 et 2024, la filière a enregistré 2 533 000 tonnes de bananes exportées et 1 703 emplois directs supplémentaires créés par la PHP, avec une progression de 66% de l’emploi féminin. Au niveau de BPL, 250 emplois directs et plus de 1000 emplois indirects ont été créés. La valeur des exportations, quant à elle, est passée de 2 400 à 3 252 milliards de Fcfa, soit une hausse de 35,5 %. « Grâce à ces mesures d’accompagnement, la CDC a pu se relever. Et aujourd’hui, nous envisageons une production avoisinant les 60 000 tonnes de la part de la CDC en 2026. Cet exemple, je pense, suffit à lui seul pour comprendre l’impact de cet appui. Sans cela, la banane camerounaise aurait peut-être été partiellement sinistrée, mais surtout l’économie de la Région du Sud-Ouest, et l’économie nationale, auraient été privées d’une contribution significative à leur produit intérieur brut », a indiqué Paul Tasong.

Financé par l’UE à hauteur de 31,6 milliards de Fcfa, ce programme s’inscrit dans le cadre du protocole banane ACP-UE et visait à accompagner la filière dans sa transition vers un marché libéralisé, à la suite de l’Accord de Genève de 2009 et de l’entrée en vigueur des accords de partenariat économique.

Structuré autour de sept axes, le programme a notamment soutenu la modernisation des infrastructures de production, le renforcement des capacités organisationnelles et de recherche, l’amélioration de la logistique et de l’accès aux marchés, ainsi que la réduction des charges non productives. Bien qu’arrivé à son terme, ce programme devrait se poursuivre. Car, selon Véronika Boskovic Pohar, « finir un programme, c’est surtout donner une responsabilité pour pouvoir construire l’avenir, aller de l’avant, et donc continuer le travail que nous avons créé ensemble ».

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