Dans le but de fluidifier le parcours scolaire et réduire les risques de décrochage, les élèves congolais devraient accéder directement à la 6e au terme du CM2 à partir de juin 2027.
C’est la fin annoncée d’un examen qui aura marqué plusieurs générations d’écoliers congolais. En effet, après sa dernière session organisée en juin 2026, le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) ne sera plus en vigueur à partir de cette année scolaire dans le pays. L’annonce a été faite le 1er octobre dernier, à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, par Jean Luc Mouthou, ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation. « Avec la suppression du Certificat d’études primaires élémentaires, en juin prochain nous appliquerons le nouveau format par lequel les élèves passeront du CM2 au 6e », a-t-il indiqué.
Le gouvernement prévoit désormais un nouveau mécanisme de transition permettant aux élèves de passer directement du CM2 à la 6e. La réforme repose notamment sur le constat des limites du système actuel. Lors de la dernière session du CEPE, 149.329 candidats avaient été inscrits dans 655 centres à travers le pays, soit une progression de 7,71% par rapport à 2025. En juin dernier, le ministre avait déjà annoncé que le futur Certificat d’études primaires (CEP) serait établi sur la base des notes de classe.
L’objectif affiché est de supprimer l’obstacle que peut constituer un examen national en fin de primaire. Selon Jean Luc Mouthou, environ 5,6% des enfants qui n’obtiennent pas le CEPE sont parfois contraints d’abandonner leur scolarité. Le nouveau dispositif vise donc à inscrire l’élève dans un « continuum d’apprentissage » et à faciliter son passage vers le collège.
Le contrôle continu au cœur du nouveau dispositif
La suppression du CEPE s’inscrit dans une réforme plus large de l’organisation du système éducatif congolais. Le projet de loi adopté en Conseil des ministres en janvier 2026 prévoit notamment de remplacer le CEPE par un Certificat d’études primaires (CEP), délivré sur la base du contrôle continu en CM2. Le texte prévoit également de ramener la durée de l’enseignement primaire à cinq ans, contre six auparavant, et d’instituer un cours préparatoire unique en remplacement du CP1 et du CP2.
Le préscolaire devrait également connaître une évolution majeure avec la perspective de rendre obligatoire la troisième année du cycle. Cette mesure vise à mieux préparer les enfants à leur entrée au primaire. Le projet de loi, qui doit remplacer la loi n°25-95 du 17 novembre 1995, découle en grande partie des recommandations des États généraux de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche organisés en janvier 2024.