L’accord de financement en vue du démarrage des travaux de ce projet a été signé ce 13 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et le président de la Banque islamique de développement.
139,2 milliards de Fcfa ! C’est le montant du financement accordé par la Banque islamique de développement (BID) pour les travaux de reconstruction de la route Douala-Bafoussam. Ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), notamment à travers le renforcement des infrastructures de transport et l’amélioration de la connectivité entre les principaux pôles économiques du pays. L’accord y relatif a été signé ce 13 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, et le président de la BID, Muhammad Sulaiman Al Jasser.
Cette signature constitue une étape importante dans le processus devant conduire au démarrage des travaux de reconstruction de la Nationale N°5, sur le tronçon Bekoko-Pont du Nkam-Échangeur de Bandjoun. L’accord de prêt permet ainsi de franchir une étape supplémentaire dans la mobilisation des financements, conformément aux dispositions convenues entre les deux parties. Les équipes du ministère des Travaux publics (Mintp) poursuivent les préparatifs en vue de la publication des appels d’offres. Le processus de présélection des entreprises, engagé depuis plusieurs mois, devrait également connaître son aboutissement dans les prochaines semaines.
La réhabilitation de cet axe stratégique devrait faciliter la mobilité des personnes et des marchandises, améliorer l’acheminement des produits agricoles du bassin de production de l’Ouest vers les principaux centres de consommation et renforcer les échanges commerciaux avec les pays voisins. À terme, l’amélioration de cette liaison pourrait contribuer à réduire les contraintes logistiques auxquelles sont confrontés les opérateurs économiques.
Selon la présentation de la BID aux investisseurs de septembre 2026, le financement est prévu sur une durée de 20 ans, dont cinq années de grâce. Le taux d’intérêt et les commissions n’étaient pas précisés dans le document consulté. L’avis de préqualification publié en novembre 2025 répartit les travaux en trois lots : Bekoko-Penja (70 km), Penja-Pont du Nkam (77,7 km) et Pont du Nkam-Bandjoun (71,2 km). Les durées d’exécution annoncées sont de 48 et 42 mois, un point à préciser pour déterminer le délai applicable à chaque lot.
Le projet comprend également l’aménagement de 108 km de routes locales, ainsi que la construction d’écoles, de centres de santé et de marchés. Les traversées des principales agglomérations sont prévues en 2 x 2 voies. Les travaux comprennent en outre la construction d’un pont en béton armé de 14 mètres linéaires au point kilométrique 159+800, sur la rivière Moumé, ainsi que la réhabilitation de cinq autres ponts.