Aménagement du territoire : La Commune d’Akom II mise sur la planification pour attirer les investissements

Le lancement, le 13 octobre 2026, du Plan local d’aménagement et de développement durable du territoire, avec l’appui de la Coopération allemande au Cameroun, doit permettre à cette Collectivité de la région du Sud de mieux valoriser ses ressources naturelles, mais aussi d’organiser les usages du sol et créer les conditions d’un développement économique durable.

La commune d’Akom II, dans le département de l’Océan, entend mieux organiser son développement pour transformer ses potentialités naturelles en opportunités économiques. C’est l’ambition portée par l’exécutif communal local à travers le lancement officiel, le 13 octobre 2026, du processus d’élaboration de son Plan local d’aménagement et de développement durable du territoire (Pladdt), à l’initiative du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), avec l’appui de la Coopération allemande à travers la GIZ.

La cérémonie a également permis de présenter la méthodologie d’élaboration du plan, le dispositif de pilotage et les équipes chargées du diagnostic territorial. Surtout que l’identification des villages et le recueil des attentes des populations constituent des étapes importantes du processus.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire (Prcat), mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre le Cameroun et l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (Cafi). Elle concerne quatre communes pilotes dont Mfou (région du Centre) qui va accueillir la prochaine étape, Tikar (région du Centre), Melong ( région du Littoral) et évidemment Akom II (région du Sud).

Au-delà de l’exercice de planification, l’enjeu est économique. En effet, l’agriculture, el’xploitation forestière, les ressources minières, le tourisme et les infrastructures constituent autant de leviers susceptibles de soutenir l’activité locale. Encore faut-il organiser leur exploitation, anticiper les besoins en équipements et prévenir les conflits entre les différents usages du territoire.

Mieux orienter les investissements

Pour Akom II, la construction de la route nationale n°22, reliant Ebolowa à Kribi par la commune, représente un facteur susceptible de modifier les perspectives économiques locales. L’amélioration de l’accessibilité peut favoriser la circulation des personnes et des marchandises, faciliter l’écoulement des productions agricoles et renforcer l’intérêt des opérateurs économiques pour les ressources de la zone.

Mais une infrastructure routière ne garantit pas, à elle seule, la création de richesses. Les retombées dépendront également de la capacité des acteurs locaux à anticiper l’implantation des activités, à préserver les espaces productifs et à accompagner le développement des services et des équipements collectifs.

C’est précisément l’intérêt du Pladdt conçu comme un outil d’aide à la décision pour les collectivités territoriales décentralisées. En précisant les usages du sol et les priorités de développement, ce document doit contribuer à une meilleure cohérence entre les investissements publics, les initiatives privées et les besoins des populations.

L’objectif est notamment de réduire les incertitudes liées à l’occupation des terres, de prévenir les conflits fonciers et d’orienter les projets vers les espaces les plus appropriés. Une planification plus lisible peut ainsi améliorer les conditions d’implantation des activités économiques, même si son efficacité dépendra de sa mise en œuvre effective.

Rappelons que le Prcat, qui s’inscrit dans le partenariat Cameroun-Cafi formalisé par une lettre d’intention signée en octobre 2024 à Hambourg, vise à contribuer à cet équilibre. Sa démarche vise notamment à renforcer les capacités des acteurs publics en matière de planification et à promouvoir des outils d’aménagement adaptés aux réalités territoriales. Cette orientation rejoint les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), qui fait de l’aménagement du territoire un levier de transformation structurelle de l’économie, de décentralisation et de réduction des disparités spatiales.

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