A la tête d’une importante délégation camerounaise, le président de la Chambre d’Agriculture, Martin Paul Mindjos Momeny, a pris part le 10 juin 2026 aux échanges consacrés aux enjeux de l’intégration économique africaine.
La Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (Capef) a porté le 10 juin dernier, la voix du secteur productif camerounais à Tunis, en Tunisie, à l’occasion de la première édition du Forum de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Organisée en marge du Salon international de l’industrie alimentaire IFSA Africa 2026 par la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, cette rencontre a réuni des responsables gouvernementaux, des représentants des chambres consulaires africaines, des investisseurs ainsi que des opérateurs économiques venus de plusieurs pays du continent.
Conduisant la délégation camerounaise, le président de la Capef, Martin Paul Mindjos Momeny, a pris part aux échanges consacrés aux enjeux de l’intégration économique africaine. À cette occasion, il a présenté une communication sur le thème : « Impact de la Zlecaf dans la promotion des échanges commerciaux intra-africains : le cas du Cameroun ».
Dans son exposé, le responsable consulaire a mis en lumière les progrès enregistrés par le Cameroun dans la mise en œuvre de cet accord commercial continental entré en vigueur en 2021. Il a également souligné « les perspectives qu’offre ce vaste marché unique aux producteurs, éleveurs, pêcheurs, exploitants forestiers, transformateurs et entrepreneurs camerounais ».
Pour la Capefe en effet, la Zlecaf constitue une opportunité majeure pour accélérer la diversification des débouchés commerciaux du Cameroun. Avec un marché estimé à plus de 1,4 milliard de consommateurs, l’accord favorise la circulation des biens et des services grâce à la réduction progressive des barrières tarifaires et non tarifaires entre les États africains. Une dynamique susceptible de renforcer la compétitivité des entreprises locales et de stimuler les exportations à l’échelle continentale.
Les secteurs agricole, halieutique, pastoral et forestier figurent parmi les principaux bénéficiaires attendus de cette ouverture commerciale. La Capef estime notamment que la Zlecaf peut contribuer à accroître les exportations de produits transformés, encourager la création de chaînes de valeur régionales et attirer davantage d’investissements dans les filières productives.
Rencontres d’affaires et visites des stands
Au-delà des travaux du forum, la participation camerounaise a également été marquée par plusieurs rencontres d’affaires avec des opérateurs économiques africains. Ces échanges ont permis d’explorer des pistes de coopération dans les domaines de la transformation agroalimentaire, de la commercialisation des produits agricoles et du développement de partenariats industriels.
La délégation de la Capef a par ailleurs visité plusieurs stands d’exposition dédiés au machinisme agricole, aux technologies de transformation et aux innovations destinées à améliorer la productivité des exploitations. Une occasion d’identifier des solutions techniques susceptibles d’accompagner la modernisation du secteur agricole camerounais.
À travers cette présence dans la capitale tunisienne, la Capef réaffirme sa volonté d’accompagner les producteurs et les entreprises camerounaises dans leur conquête du marché africain. Pour l’institution consulaire, l’intégration économique continentale ne représente pas seulement une ouverture commerciale, mais également un levier de création de valeur, d’emplois et de croissance durable pour les économies africaines.