C’était à la faveur d’un atelier de renforcement des capacités tenu le 6 août à Yaoundé.
Instituée par le décret n° 2025/01081/PM du 17 juin 2025, la réforme du dispositif de préparation des projets d’investissement public au Cameroun était au centre d’un atelier de renforcement des capacités et d’appropriation organisé à l’intention des responsables des services centraux et déconcentrés du ministère des Travaux publics (Mintp). Présidé par le secrétaire général du Mintp, Urbain Noël Ebang Mvé, cet atelier visait à mieux préparer les projets d’infrastructures avant leur inscription au Budget d’investissement public (BIP).
Selon la note d’information de la cellule de communication du Mintp dont LFA a obtenu copie, cette réforme intervient dans un contexte marqué par un resserrement des marges budgétaires et par l’évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Elle vise ainsi à renforcer la qualité, la pertinence stratégique et l’efficacité des projets et programmes publics afin de maximiser leur impact socioéconomique et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Plusieurs innovations sont introduites dans ce nouveau dispositif. Il s’agit notamment de l’introduction du vecteur des programmes dans la structuration des investissements ; de la catégorisation des projets-programmes ; de l’amélioration de la préparation des projets de moindre envergure ; de l’instauration d’une phase de présélection des projets afin de mieux rationaliser les ressources consacrées à leur maturation ; de la désignation obligatoire d’un chef de projet ou de programme pour renforcer la coordination ; de la mise en place d’un plan d’investissement des projets et programmes et d’une approche de gestion de portefeuille des projets dans les administrations ; du renforcement de l’évaluation climatique des projets ; de la mise en cohérence des modalités de préparation des projets réalisés en PPP ou en mode conception-réalisation ; du renforcement de l’impact économique et financier des projets, ainsi que de la limitation du visa de maturité à cinq ans.
Le processus de maturation des projets d’investissement public doit être mis en œuvre de manière à couvrir tout le champ des anticipations et autres mesures préalables indispensables à la réussite du projet. Ces anticipations concernent notamment la conception du projet, la préparation de son exécution, la préparation de l’exploitation du produit de l’investissement ainsi que celle de sa maintenance.
Les participants ont ainsi été édifiés sur les différentes étapes de maturation des projets, les responsabilités des acteurs, les critères d’évaluation de leur niveau de préparation ainsi que les mécanismes de validation prévus par la réglementation.