Un mémorandum d’entente y relatif a été signé le 20 août 2026 par les responsables de ces deux entités étatiques.
En vue d’améliorer les rendements et la production agricoles par la recherche, la mécanisation agricole et des techniques agro-pastorales innovantes, le directeur général de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad), Dr Noé Woin, et la directrice générale du Centre national d’étude et d’expérimentation du machinisme agricole (Ceneema), Mme Caroline Mebande Bate, née Ekotto Minkouna Andrée Caroline, ont procédé, le 20 août 2026 à Yaoundé, à la signature d’un mémorandum d’entente.
À travers ce partenariat, les deux parties entendent mutualiser leurs ressources humaines, matérielles et financières, afin de mettre en œuvre la politique du gouvernement de la République en matière d’amélioration de la productivité par la recherche et la mécanisation agricoles.
Cette collaboration prévoit notamment la formation simultanée, par les deux structures, du personnel en matière de conduite des travaux de mécanisation agricole et de techniques agro-pastorales ; l’élaboration, l’exécution et le suivi de programmes de recherche conjoints, ainsi que la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à la réalisation des activités desdits programmes ; la mise en place d’une plateforme de concertation permanente entre l’Irad et le Ceneema ; et la conduite en commun de travaux dans les champs d’expérimentation et sur les parcelles de démonstration de mécanisation agricole dans les cinq zones agroécologiques.
Selon le directeur général de l’Irad, il est nécessaire d’adopter des approches intersectorielles et intégrées réunissant divers acteurs de l’écosystème agricole national et international en vue du passage à l’agriculture de seconde génération. « Ce partenariat entre l’Irad et le Ceneema, qui est inauguré officiellement en ce jour, nous permettra ensemble de relever efficacement les nombreux défis qui interpellent notre pays, notamment la mise en œuvre effective de la politique d’import-substitution au travers de projets structurants tels que le Projet d’aménagement des terres et d’installation des grands producteurs de la Plaine centrale, bien connu sous l’acronyme Plaine Centrale Agro Parc Cameroun (Pcap), où les deux structures sont déjà à pied d’œuvre », a indiqué Dr Noé Woin.
Pour la directrice générale du Ceneema, ce mémorandum d’entente entre deux structures qu’elle qualifie de « poumons droit et gauche de l’agriculture camerounaise » est la consécration de plusieurs années d’élaboration. « Nous allons nous mettre ensemble pour moderniser l’agriculture par la recherche des itinéraires qui vont avec nos ambitions, par les études des sols, par la collaboration avec l’Irad pour exécuter ses programmes d’aménagement des terres pour les champs semenciers et l’irrigation, et l’ouverture des voies d’accès », a souligné Mme Caroline Mebande Bate.
Avec une contribution estimée entre 15 et 20 % du PIB national selon différentes sources, la filière agropastorale, qui emploie plus de 60 % de la population active, est considérée depuis bien des décennies comme la clé de voûte de l’économie camerounaise.