Ce sera dans le cadre de la 11e édition de la Journée de l’Excellence scolaire et académique de la Mifi, couplée à la cérémonie de récompense des lauréats du Concours semences génies sciences et technologies, qui se tiennent le 19 septembre 2026 à Bafoussam.
Le département de la Mifi s’apprête à célébrer une nouvelle génération de talents. La ville de Bafoussam accueille en effet le 19 septembre 2026, la 11e édition de la Journée de l’Excellence scolaire et académique de la Mifi (Jesam). La cérémonie sera couplée à la remise des distinctions aux lauréats de la 5e édition du Concours Semences génies sciences et technologies (Csgst), qui s’est tenue le 9 mai dernier. Une double manifestation qui entend faire de l’excellence scolaire un levier de valorisation du capital humain.
Derrière ces deux rendez-vous se trouve le professeur Pascal Nguihé Kanté, ministre, secrétaire général adjoint des Services du Premier ministre et promoteur de la Jesam. Lancée en 2016, cette initiative vise à récompenser les meilleurs élèves et étudiants du département, tout en encourageant la culture de l’effort et du dépassement de soi. Au fil des éditions, elle s’est élargie aux différents niveaux de l’enseignement, du primaire au supérieur, avec notamment les lauréats du CEP, du First School Leaving Certificate, du Bepc du GCE Ordinary Level, du Baccalauréat et du GCE Advanced Level.
L’édition 2026 prévoit également de distinguer les majors des concours d’entrée en 6e, en Form I et en première année de l’Enseignement secondaire technique, ainsi qu’un prix spécial « Miss mathématiques ». La cérémonie connaîtra notamment la participation du gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, du maire de la ville de Bafoussam, Roger Tafam, et du professeur Victor Mbarika, de l’ITC Yaoundé, annoncé comme keynote speaker.
La science comme priorité
Le Csgst constitue le second pilier de cette démarche. Créé en 2022, le concours entend susciter chez les jeunes scolarisés de la Mifi l’intérêt pour les disciplines scientifiques et technologiques. L’objectif affiché est de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de compétences dans les domaines appelés à soutenir la transformation économique et industrielle.
Pour sa cinquième édition, le concours a enregistré 667 candidats, contre 598 en 2025, selon le bilan présenté dans la plaquette. Trente lauréats ont été distingués en 2026, portant à 134 le nombre de jeunes primés depuis la création du Csgst, dont 72 issus de l’éducation de base et 62 de l’enseignement secondaire. La compétition couvre un éventail de disciplines allant des mathématiques et des sciences au primaire à la physique, la chimie, l’informatique, la technologie et les sciences de la vie et de la Terre au secondaire. Pour l’enseignement technique, l’accent est mis sur des matières liées notamment à la mécanique, l’électricité, l’électronique, la construction métallique et les techniques industrielles.
La démarche repose aussi sur une méthode d’évaluation particulière. Selon Valentin Kamdem, chargé d’études dans les Services du Premier ministre et chargé de mission du Csgst, « le concours entend privilégier le raisonnement et les compétences plutôt que la seule mémorisation. L’évaluation combine ainsi connaissances théoriques et résolution de situations-problèmes ».
Un investissement matériel dans le mérite
Au-delà des distinctions honorifiques, les deux initiatives s’accompagnent d’un soutien matériel aux lauréats. Le bilan quinquennal du Csgst fait état de 5,85 millions de Fcfa de bourses, de sept ordinateurs portables et de plus d’une centaine de kits de fournitures distribués entre 2022 et 2025.
Pour Pascal Nguihé Kanté, l’enjeu dépasse donc la célébration ponctuelle des meilleurs résultats. « La Jesam et le Csgst ambitionnent de contribuer à l’éclosion d’une jeunesse instruite, scientifique et technologique, capable de transformer les connaissances acquises à l’école en compétences utiles à l’économie». Une approche qui place ainsi le mérite scolaire et l’investissement dans le capital humain au cœur des enjeux de développement du département de la Mifi et, plus largement, du Cameroun