Au cours d’une rencontre tenue du 14 au 18 septembre 2026 à Bangui en République Centrafricaine, ils ont plaidé pour une concertation interministérielle pour structurer cette activité avant l’adoption de mécanismes d’assurance adaptés.
Le développement de l’activité des taxis-moto ne laisse pas le secteur des assurances de marbre. Bien au contraire, face au nombre croissant des acteurs d’engins à deux roues dans la zone Cemac et plus particulièrement au Cameroun, les assureurs trouvent dorénavant un réel intérêt.
Réunies à Bangui, la capitale centrafricaine du 14 au 18 septembre 2026 dans le cadre du séminaire régional de formation des superviseurs du secteur initié par l’Institut international des assurances (IIA) en partenariat avec la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cima), les compagnies plaident pour une concertation interministérielle afin de structurer cette activité avant l’adoption de mécanismes d’assurance adaptés. Pour les assureurs, « une telle démarche permettrait de clarifier les normes d’organisation, les conditions d’exercice, les responsabilités des acteurs et les modalités de prise en charge des risques notamment ceux liés à la surcharge des passagers ». Car, « l’assurance ne peut être efficace que si elle s’appuie sur un secteur organisé et soumis à des règles claires », indique-t-on.
Dans cette perspective, le gendarme du secteur qu’est la Cima est appelée à jouer un rôle clé dans l’accompagnement des États membres dans l’élaboration de dispositifs de couverture adaptés au transport informel. Cela devrait passer par la mise en place d’une assurance accessible et efficiente pour conducteurs, passagers et autres usagers. Pour y parvenir, une action concertée entre administrations compétentes, collectivités territoriales, organisations professionnelles et compagnies d’assurances s’avère indispensable.
Les travaux des superviseurs du secteur des assurances qui se sont achevés le 18 septembre dernier, ont permis aux participants d’actualiser leurs connaissances sur les mécanismes de contrôle, d’acquérir de nouveaux outils professionnels et de confronter leurs pratiques aux mutations du marché. Cette démarche est essentielle à l’accroissement de la transparence, à la prévention des pratiques irrégulières et l’amélioration de la traçabilité des engagements contractuels.
Les participants ont aussi mis l’emphase sur les difficultés liées au non-paiement des assurances locales et à la persistance d’une culture du défaut d’assurance, en particulier dans le secteur des transports. Des insuffisances qui selon eux, « fragilisent la protection des usagers, exposent les opérateurs à des risques financiers importants et portent atteinte à la crédibilité du système assurantiel dans son ensemble ». Dans cette dynamique, le renforcement du contrôle apparaît comme une condition sine qua non pour regagner la confiance entre assureurs, intermédiaires, assurés et pouvoirs publics.